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Kate Middleton seins nus dans Closer: amende de 45.000 euros requise en appel

© AFP/Archives | Kate Middleton lors du tounoi des Six Nations entre la France et le pays Galles au Stade de France à Saint-Denis, le 18 mars 2017

VERSAILLES (AFP) - 

L'avocat général a requis jeudi l'amende maximale de 45.000 euros à la cour d'appel de Versailles à l'encontre de chacun des deux dirigeants de Closer, pour avoir publié en 2012 des photos de Kate Middleton seins nus lors de vacances dans le sud de la France.

Parlant d'un "préjudice absolument considérable" causé au couple princier britannique, le représentant du ministère public a requis le montant maximum d'amende prévu par la loi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", à laquelle les deux dirigeants avaient déjà été condamnés en première instance.

"Il y a un préjudice absolument considérable causé à ces deux personnes qui ont le droit à la protection de la justice française", a déclaré l'avocat général Marc Brisset-Foucault, jugeant les peines prononcées en première instance "totalement justifiées".

En ce qui concerne les deux photographes soupçonnés d'avoir pris les clichés incriminés, il a estimé les sanctions de première instance "insuffisantes" et requis 10.000 euros d'amende dont 2.000 euros avec sursis, contre 5.000 avec sursis précédemment.

A l'audience à Versailles, l'avocat de la défense a lu, comme en première instance, un message du prince William se disant "choqué" par "les man?uvres de dissimulation qui ont permis la réalisation de ces photos", et évoquant le souvenir du "harcèlement à l'origine du décès de [sa] mère Diana".

Pour parler des photos, "je n'ai pas d'autre mot que le mot dégueulasse, exclusivement intéressé par l'argent. Car on ne me dira pas que c'est pour l'édification du public, l'information des populations, qu'il fallait publier ces photos !" s'est indigné l'avocat du couple, Me Jean Veil.

"Cette histoire pose un certain nombre de problèmes, notamment le problème de la liberté de la presse", a répliqué Me Paul-Albert Iweins pour Closer, qui avait fait appel du jugement. "La famille royale d'Angleterre vit de son image et de la gestion de son image", a-t-il déclaré, évoquant une "scène banale" de la vie d'un jeune couple et une publication "valorisante".

Les photos, publiées le 14 septembre 2012, montraient la duchesse de Cambridge prenant un bain de soleil en monokini au bord de la piscine d'un domaine du Luberon. A ses côtés, son mari le prince William Windsor, deuxième dans l'ordre de succession au trône.

En septembre, le tribunal de Nanterre avait condamné Laurence Pieau, directrice de la rédaction, et Ernesto Mauri, directeur de publication, à 45.000 euros d'amende et les deux photographes Cyril Moreau et Dominique Jacovides, qui nient avoir pris les images au téléobjectif, 10.000 euros chacun dont la moitié avec sursis.

Le tribunal de Nanterre avait alloué par ailleurs 100.000 euros de dommages et intérêts au couple princier, qui avait demandé 1,45 million d'euros à l'audience.

© 2018 AFP