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Le fondateur d’Oculus teste son projet de mur virtuel à la frontière entre les États-Unis et le Mexique

© Tom Pennington/Fort Worth Star-Telegram/MCT via Getty Images | Une jeune Mexicaine escalade un pan d'un ancien de mur de séparation à la frontière entre le Mexique et les États-Unis.

Texte par Louise WESSBECHER

Dernière modification : 13/06/2018

Au Texas, où l’entreprise de Palmer Luckey fait ses essais, plus de cinquante personnes ont été arrêtées alors qu’elles traversaient illégalement la frontière.

Après avoir créé puis vendu Oculus VR à Facebook pour 2 milliards de dollars, cet Américain de 25 ans s’est trouvé un nouveau hobby : la surveillance des frontières.

VOIR AUSSI : Les projets les plus fous de mur à la frontière américano-mexicaine

En juin dernier, le New York Times révélait que Palmer Luckey travaillait au développement d’un système de surveillance intelligent capable de détecter des intrusions à l’aide de capteurs et de caméras. Un an plus tard, sa technologie est au point et passe ses premiers tests à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, rapporte Wired dans un long reportage.

C’est au Texas, près de San Diego, que la start-up Anduril de Palmer Luckey a installé son équipement pour une phase d’essai financée par le gouvernement. À l’aide d’une caméra et de capteurs laser dopés à l’intelligence artificielle et montés sur des tours, ce 'mur virtuel' peut repérer n’importe quel mouvement (d’un homme ou d’un animal) jusqu’à 3 kilomètres à la ronde, et il suffit de s’équiper d’un casque de réalité virtuelle pour voir ce qu’il s’y passe.

D’après la protection des frontières américaines, ce dispositif nommé Lattice aurait permis d’aider les agents des douanes à arrêter 55 personnes qui traversaient illégalement la frontière en deux mois.

Fondée par Palmer Luckey et des anciens cadres de Palantir, cette start-up d’analyse de données proche de nombreux services de renseignement, Anduril espère désormais convaincre la Sécurité intérieure des États-Unis d’investir dans ce système de surveillance. De quoi ériger un mur (virtuel) à la frontière du Mexique, projet si cher à Donald Trump.

Mais les ambitions d’Anduril ne s’arrêtent pas là. Si pour le moment l’intelligence artificielle et la surveillance sont ses priorités, Palmer Luckey évoque aussi l’idée de développer des applications de réalité virtuelle ou augmentée pour les militaires ou même de fabriquer des armes.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 13/06/2018