Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

"Daphne Caruana Galizia, assassinée il y a un an"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Elections locales en Côte d'Ivoire : bras de fer entre le PDCI et le RHDP

En savoir plus

LE DÉBAT

Inondations en France : plusieurs morts dans l'Aude

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Le vélo de retour à Cuba et les entrepreneurs burundais en province qui innovent

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mo'Kalamity, ambassadrice capverdienne d'un reggae conquérant

En savoir plus

FOCUS

En Californie, une croisade anti-avortement après une décision de la Cour suprème

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Adlène Méddi : "1994, une année de basculement en Algérie"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Égypte : nouveau procès pour Ahmed Douma, icône de la révolution

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

L'enjeu sécuritaire des législatives en Afghanistan

En savoir plus

FRANCE

Reste à charge zéro, retraites, dépendance : Macron dévoile ses pistes pour la protection sociale

© Sylvain Thomas, AFP | Emmanuel Macron, mercredi 13 juin 2018, au 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/06/2018

Entre des annonces sur le reste à charge zéro, les retraites et la dépendance, Emmanuel Macron souhaite réformer le système de protection sociale, tout en assurant qu'aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles.

Régulièrement qualifié de "président des riches" par l’opposition, Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 13 juin, qu'il voulait organiser "l'accompagnement vers le travail" de tous les exclus qui le peuvent. Et de critiquer le RSA dont les dépenses ont depuis dix ans "augmenté de 80 %", alors que les dépenses d'accompagnement ont baissé de 40 %.

Le chef de l'État, qui annoncera en juillet sa stratégie de lutte contre la pauvreté, est de plus en plus critiqué par l'opposition pour sa pensée libérale. Une vidéo mise en ligne mardi soir par sa conseillère en communication, dans laquelle on le voit préparer le discours prononcé ce matin, a suscité une nouvelle polémique. Emmanuel Macron y affirme notamment que les aides sociales coûteraient "trop de pognon", sans pour autant sortir "les gens de la pauvreté".

Devant le congrès de la Mutualité à Montpellier, le chef de l'État, qui annoncera en juillet sa stratégie de lutte contre la pauvreté, a distingué "la grande exclusion, qui a besoin de soins humains" et "celles et ceux qui peuvent revenir vers le travail, qu'il faut accompagner et responsabiliser".

S’il dit assumer que cette politique va de pair avec "un contrôle" pour éviter les cas de personnes "installées dans l'exclusion", Emmanuel Macron a également assuré qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles.

>> À lire : De plus en plus de voix proches de Macron pour le pousser vers sa gauche

"Il nous faut assumer la solidarité collective pour les plus fragiles et les plus vulnérables, il nous faut assumer des dépenses sociales qui accompagnent celles et ceux qui ne peuvent pas, qui n’arrivent pas à revenir vers le travail", a-t-il insisté. "Sur ce sujet, nos engagements monétaires non seulement seront maintenus mais ils doivent être complétés par de l’accompagnement."

"Là, c’est notre échec : nous avons pensé qu’en donnant des prestations sociales, en ayant des gens qu’on appelait des bénéficiaires, on répondait à tout, ce n’est pas vrai", a-t-il ajouté, en soulignant que les personnes les plus fragiles étaient souvent celles qui ne faisaient pas appel aux aides sociales.

Reste à charge zéro : une "conquête sociale essentielle"

Emmanuel Macron a par ailleurs profité du congrès de la Mutualité pour faire des annonces – ou des confirmations d'annonces – sur le reste à charge zéro, les retraites et la dépendance.

Il a ainsi qualifié la réforme du "reste à charge zéro", qui entrera progressivement en vigueur d'ici 2021, de "conquête sociale essentielle". "Nombre de nos concitoyens doivent renoncer à se soigner" et sont ainsi "privés de la possibilité de sourire, de voir, d'entendre", ce qui entraîne "chaque fois des drames individuels", a affirmé le président de la République.

>> À voir : Aides sociales, le mot de trop d'Emmanuel Macron ?

Entre baisses de prix et hausses des remboursement par la Sécu et les complémentaires santé, la part des dépenses supportée par les assurés concernant l'optique, le dentaire et l'auditif doit diminuer de plusieurs centaines de millions d'euros. Emmanuel Macron a en revanche rappelé que l'accord trouvé avec les professionnels de ces secteurs prévoit qu'il n'y aura "pas de hausse spécifique" des cotisations pour les assurés. "Il n'y a pas dans cette affaire de marché de dupes. Je compte sur vous pour réussir ce défi", a-t-il lancé.

La réforme des retraites sur les rails en 2019

Le président de la République a également annoncé la présentation d'une loi sur les retraites "au début de l'année 2019" et qui devrait être "votée lors du premier semestre" de la même année.

"Je veux que nous puissions maintenir notre système de retraite par répartition et la solidarité entre générations", a déclaré le chef de l'État, plaidant pour un "solidarisme" qui va "avec la fin d'une société de statuts".

"La refonte de l'ensemble de notre système de retraite", conduira, selon le président, vers un "système [...] qui permettra qu'un euro cotisé donne le même montant de droit". "Que nous fassions progressivement converger l'ensemble des régimes existants qui s'étaient construits dans des différences aujourd'hui devenues inexplicables, c'est la clé pour rétablir (...) la justice du système", a-t-il déclaré.

Enfin, sur la dépendance, Emmanuel Macron a annoncé qu'une loi sur son financement serait votée avant la fin 2019 pour "répondre à la nouvelle vulnérabilité sociale" du grand âge.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 13/06/2018

  • FRANCE

    Emmanuel Macron de plus en plus poussé par son clan vers le social

    En savoir plus

  • FRANCE

    Nouvelles révélations sur des "ristournes" accordées au candidat Macron

    En savoir plus

  • FRANCE

    Ce qu’il faut savoir sur l’enquête visant Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)