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Macron sur le "pognon": "un président ne devrait pas dire ça", dénonce l'opposition

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Paris (AFP)

L'opposition PS et LR a critiqué mercredi les propos d'Emmanuel Macron sur les aides sociales, tenus dans une vidéo diffusée mardi, estimant qu'"un président ne devrait pas dire ça".

Outre cette référence à l'ouvrage qui avait marqué la fin du quinquennat de François Hollande, la cheffe de file des députés PS Valérie Rabault a jugé sur RFI "les propos et le ton pas adaptés à un président de la République française".

Dans une vidéo publiée mardi sur Twitter par sa directrice de la communication et relayée sur le compte du chef de l'État, ce dernier regrette qu'"on met(te) un pognon de dingue dans les minima sociaux" et que "les gens pauvres restent pauvres". "On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir", plaide-t-il.

"La sécurité sociale (...) c'est notre modèle français, qui a des racines très fortes", a réagi la députée socialiste. "Quand on est président de la République, on doit faire tout pour le protéger", a-t-elle ajouté.

"Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés - les pauvres ne font pas d?efforts, trop d?aides - afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu?accroître la détresse et pauvreté", a également dénoncé le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.

"On est dans la continuité du +sans-dents+ de François Hollande avec la théâtralisation en plus", a fustigé la porte-parole LR Laurence Sailliet sur BFMTV.

Plusieurs dirigeants du parti de droite ont critiqué les propos d'Emmanuel Macron sur la forme, bien qu'ils partagent une partie du constat sur le fond.

"Un président ne peut pas dire ça", a fait valoir Mme Sailliet.

Dans un "langage parlé, de sincérité", le président dit "quelque chose d'essentiel, qu'il vaut mieux prévenir que guérir", a défendu sur franceinfo la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"C'est une mise en scène", pour le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. "On a effectivement énormément d'aides sociales et elles ne sont pas suffisament réorientées vers la reprise de l'emploi", a-t-il estimé, sur Public Sénat, distinguant au passage "les mots" du Président, des "actes qui sont posés".

"C'est un homme qui aime bavarder, provoquer, parfois de manière grossière et vulgaire", a fustigé sur LCP Guillaume Peltier, numéro 3 du parti.

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