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EUROPE

Berlin, Rome et Vienne veulent lancer un "axe de lutte contre l'immigration illégale"

© Tobias Schwarz, AFP | Le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer lors d'une conférence de presse commune à Berlin, le 13 juin 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/06/2018

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a appelé, mercredi à Berlin, à un "axe des volontaires dans la lutte contre l'immigration illégale". Il réunira les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand.

Le ton monte en Europe. Les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand, en première ligne sur la brûlante question migratoire, veulent mettre en place une politique commune en la matière, a déclaré mercredi 13 juin le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer.

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, déjà chahutée dans son pays pour sa politique d'asile jugée trop généreuse, cette annonce constitue un coup dur, et tombe en plein bras de fer avec son ministre très conservateur.

Le chancelier conservateur autrichien, Sebastian Kurz, qui a rencontré Horst Seehofer mercredi à Berlin, a de son côté annoncé "un axe des volontaires dans la lutte contre l'immigration illégale" avec Rome et Berlin.

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"Il est important de ne pas attendre la catastrophe"

Cet "axe", un terme connoté qui rappelle l'alliance germano-italo-japonaise de la Seconde guerre mondiale, réunira spécifiquement les ministres de l'Intérieur italien et autrichien Matteo Salvini et Herbert Kickl, tous deux d'extrême droite, et leur homologue conservateur allemand.

Faisant référence à l'arrivée depuis trois ans de centaines de milliers de demandeurs d'asile en Europe, le chancelier autrichien a affirmé être "heureux de la bonne coopération que nous voulons bâtir entre Rome, Vienne et Berlin", et penser "qu'il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d'agir contre à temps".

Sebastian Kurz, dont le pays prend la présidence tournante de l'Union européenne le 1er juillet, a fait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille, une thématique qui a fortement contribué à son arrivée au pouvoir fin 2017, à la tête d'une coalition avec l'extrême droite.

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Il planche également avec d'autres pays sur la création de centres d'accueil de migrants hors de l'UE, et a revendiqué le soutien des Pays-Bas et du Danemark. Interrogé par la télévision publique ORF sur l'existence d'un tel projet, il a confirmé que "des efforts sont en cours pour créer en dehors de l'Europe des centres de protection où nous pourrons héberger les réfugiés, offrir une protection mais pas une vie meilleure en Europe centrale".

De quoi miner le projet d'Angela Merkel de créer un système d'asile communautaire, un sujet qui doit être débattu au sommet de l'UE de la fin juin. Répondant au jeune chef de gouvernement lors d'un point presse séparé, Angela Merkel a prôné une nouvelle fois "une réponse européenne commune" au défi migratoire.

Pas de réforme du règlement de Dublin en vue

Ajoutant à la confusion, l'Italie et la Grèce, en première ligne de l'afflux de migrants, réclament leur répartition dans l'UE, grâce notamment à une réforme du règlement européen de Dublin, qui contraint les nouveaux arrivants à déposer leur demande de régularisation dans le premier pays européen où ils sont entrés. Angela Merkel y est favorable mais la farouche opposition des pays de l'Est de l'Europe (Hongrie et Pologne en tête) semble a priori avoir eu raison du projet.

>> À lire : "L’Europe n’a plus les moyens de sanctionner l’Italie"

En Allemagne, le conflit entre Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur ne semble pas s'apaiser. Ce dernier a annoncé vouloir refouler aux frontières allemandes les migrants déjà enregistrés dans un autre pays européen. Mesure à laquelle la chancelière a opposé, dimanche, une fin de non-recevoir, de crainte que chaque pays européen fasse de même, condamnant la liberté de circulation en Europe.

Leur conflit autour d'un durcissement de la politique migratoire allemande est tel qu'il menace le fragile équilibre de la coalition réunissant le parti de la chancelière, la CDU, la droite bavaroise (CSU) de Horst Seehofer, et les sociaux-démocrates. Aux législatives de septembre 2017, le bloc d’Angela Merkel avait déjà été affaibli au profit du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), notamment à cause de l’arrivée dans le pays, depuis 2014, de plus de 1,6 million de demandeurs d'asile.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 14/06/2018

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