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Argentine : les pro-avortement remportent une première victoire à la Chambre des députés

Des manifestantes devant le Congrès à Buenos Aires, le 13 juin 2018.
Des manifestantes devant le Congrès à Buenos Aires, le 13 juin 2018. Eitan Abramovich, AFP

La légalisation de l'avortement a été approuvée jeudi par la Chambre des députés argentine, à une courte majorité (129 voix pour, 125 contre). Le texte de loi doit maintenant passer le cap du Sénat, réputé plus conservateur.

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Le vote était très attendu dans les rues d'Argentine, après des mois de manifestations : la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a été approuvée par une courte majorité de députés, en première lecture, jeudi 14 juin. Le vote est historique dans le pays du pape François, où l'Église a mis toutes ses forces dans la bataille pour mettre en échec le projet de loi.

Le texte légalisant l'avortement durant les 14 premières semaines de grossesse, a recueilli 129 voix pour, 125 députés se prononçant en sa défaveur. Pour que l'avortement soit légalisé, le texte doit encore être approuvé par le Sénat, réputé plus conservateur.

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C'est jeudi matin, au terme de plus de 22 heures de discussions, que le texte a fini par être adopté. À la Chambre des députés, les divisions entre partis se sont effacées pour laisser la place à un débat passionné.

"C'est le temps du droit des femmes", a célébré la députée de Proposition républicaine (PRO, membre de la coalition gouvernementale Cambiemos) Silvia Lospennato. Pour la députée du Front pour la victoire (FPV, opposition) Mayra Mendoza a estimé que l'avortement était "une dette de la démocratie".

"C'est absurde et injuste d'approuver une loi qui autorise à tuer des êtres humains qui doivent être respectés, dès leur conception", a dénoncé Luis Pastori, député de l'Union civique radicale (UCR, Cambiemos).

Un autre député de Cambiemos, Sebastián Bragagnolo, rejette la loi en affirmant que "la femme n'a pas droit à l'avortement, elle a droit à la santé. L'enfant à naître est biologiquement et scientifiquement un être humain".

Des milliers de personnes avaient bravé le froid et passé la nuit de mercredi à jeudi devant le parlement, les uns, avec le foulard vert symbole des partisans de la légalisation, pleins d'espoir de vivre un jour historique. Les opposants au texte priaient pour que le "non" l'emporte.

Avec AFP

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