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Bleus: il faut bétonner en Russie

© AFP/Archives | Séance soutenue pour Raphaël Varane (g) et les Bleus, au stade de Glebovets à Istra, le 12 juin 2018, à 4 jours du match contre l'Australie

ISTRA (RUSSIE) (AFP) - 

L'équipe de France présente des garanties offensives, mais moins sur le plan défensif: Didier Deschamps y porte toute son attention et pourrait pour cela retoucher son arrière-garde en vue de l'entrée en lice dans le Mondial contre l'Australie, samedi à Kazan.

L'adage dit qu'une Coupe du monde, c'est souvent derrière que ça se gagne. En sept matches, la glorieuse génération de 1998 n'avait encaissé que deux buts, et depuis, les champions du monde en ont pris autant (Italie 2006, Espagne 2010), ou seulement quatre (Brésil 2002, Allemagne 2014). Or, sur leurs sept dernières rencontres, les Bleus en ont concédé huit...

"Quand on bascule de la phase offensive à la phase défensive, c'est toujours un peu délicat, on est perfectible dans ce domaine-là", avait relevé le sélectionneur la semaine dernière en pointant l'axe de progression de son équipe.

Et avec un nouveau système en 4-3-1-2, les côtés sont dégarnis; les latéraux doivent donc bloquer leur couloir. Et à cet égard, Noël Le Graët a peut-être bien vendu la mèche en faveur des profils plus défensifs.

- Pavard-Hernandez en pole -

Interrogé jeudi en conférence de presse sur les évolutions portées par le sélectionneur, le président de la Fédération (FFF) a répondu, de son propre chef: "Les jeunes qui viennent de se révéler, ce n'était pas prévu il y a un an. Les deux latéraux (sous entendu Benjamin Pavard et Lucas Hernandez, ndlr) ont démarré en Espoirs, ce n'était pas prévu qu'ils arrivent à ce niveau, mais comme ils sont titulaires dans des grands clubs... Didier a l'oeil, c'est un bon technicien".

La titularisation pressentie de Pavard (6 sélections), liée à ses bonnes prestations en Bleu, dépend aussi de l'incertitude autour de Djibril Sidibé, coupable sur le but des Etats-Unis samedi dernier (1-1) et qui s'est entraîné à part lundi et mardi avant de rallier la séance collective mercredi.

Noël Le Graët a soufflé le chaud et le froid à propos du défenseur monégasque qui avait décidé de ne pas se faire opérer après sa "lésion méniscale" au genou mi-avril: "Sidibé est en bonne santé. Il devrait être présent" pour le Mondial. Tout en précisant que Deschamps avait "jusqu'à demain (vendredi) midi" pour le remplacer en cas de pépin...

A gauche, "DD" lui-même avait dit concernant Benjamin Mendy qu'il n'avait pas de "garanties". "Même si on a fait en sorte qu'il soit de mieux en mieux, il sera de mieux en mieux avec le temps". Mais le temps presse. Et être contraint de remplacer un latéral en cours de match parce qu'il est à cours de rythme lui retire un changement offensif.

Hernandez (5 sélections) a toutes ses chances, si l'on en croit Noël Le Graët: "Depuis qu'il est en stage, je peux vous dire que c'est un sacré joueur, un gagneur, un garçon qui devrait très certainement s'imposer en équipe de France très prochainement".

- "Repli défensif" -

La charnière centrale Varane-Umtiti ne pose pas de questions. Samuel Umtiti, en marge du groupe lundi et mardi (genou), "va très bien", a assuré "NLG". Raphaël Varane, lui, est attendu sur l'attitude de patron de la défense, même s'il a livré une prestation haut de gamme en finale de Ligue des champions. Et le gardien aussi doit rassurer: Hugo Lloris était fautif sur le but américain. Mais indéboulonnable.

Cette volonté de bétonner se diffuse jusque dans l'attaque. Le trio Mbappé-Griezmann-Dembélé qui se dessine a insisté sur l'équilibre prôné par le sélectionneur, après trois matches de préparation où cette exigence a pu laisser à désirer.

Antoine Griezmann a même assené: "La base pour nous sera la défense, parce que devant on peut faire mal à n'importe quel moment, donc on sait qu'il faudra être costaud et défendre ensemble. Le match qui m'a le plus plu ces quatre dernières années, c'était contre l'Allemagne (en demi-finale de l'Euro-2016, 2-0, ndlr): on était 11 à défendre tous ensemble et on a mis des contre-attaques".

Kylian Mbappé aussi estime que ce trio doit s'améliorer dans le "replacement défensif" pour "ne pas avoir une équipe coupée en deux".

Même Ousmane Dembélé, sans doute le moins enclin à ces tâches ingrates, avait assuré début juin qu'il y mettrait de la bonne volonté, mais de manière un peu contrainte: "Je vais dire que je prends du plaisir à défendre, comme ça c'est plus facile. Je suis obligé de défendre pour l'équipe, je ne veux pas tricher".

© 2018 AFP