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Energie: 150 sites Enedis et GRDF occupés ou en grève (CGT)

© AFP/Archives | Des techniciens d'Enedis travaillent sur une ligne électrique le 5 février 2017 près de Begadan, dans le sud-ouest de la France

PARIS (AFP) - 

Quelque 150 sites GRDF et Enedis étaient occupés ou en grève jeudi, selon la CGT, qui est mobilisée depuis début avril pour défendre "l'accès aux énergies pour tous" et réclamer "l'arrêt des suppressions d'emplois".

"Ça commence à prendre de l'ampleur", a déclaré à l'AFP Stéphane Tison, responsable fédéral à la FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, qui appelle les salariés à la grève depuis début avril.

Mardi, 80 sites GRDF (filiale d'Engie, fournisseur de gaz) et d'Enedis (filiale d'EDF, fournisseur d'électricité) étaient déjà mobilisés selon lui.

La FNME-CGT défend "l'intérêt général et le besoin d'un service public de l'énergie" mais aussi "la ré-internalisation des activités sous-traitées", une hausse du pouvoir d'achat des salariés et "une reconnaissance des qualifications". Elle proteste également contre la baisse d'effectifs prévue selon elle chez Enedis d'ici 2021 (-2.500 emplois).

Par ailleurs, après le feu vert mardi de Bercy à des cessions d'actifs d'Engie - l'État doit actuellement détenir au moins 30% du capital - le syndicat a estimé dans un communiqué que "l'État abandonne sa souveraineté gazière au marché".

Quatre centrales, dont trois nucléaires sont touchées par le mouvement, avec des baisses de charges, selon le syndicat : Vaires-sur-Marne (77), Saint-Laurent-des-Eaux (41), Dampierre (45), et Cruas-Meysse (07).

À Nanterre, un bâtiment Enedis était bloqué jeudi par 30 à 40 personnes, de source policière. Les manifestants ont installé des chaînes sur les portes et garé des utilitaires devant les accès.

Le site d'aide opérationnel GRDF de Rennes, le plus gros site de Bretagne était également bloqué par une vingtaine de personnes, par roulements. Les pneus des véhicules de service ont été dégonflés et, sur certains, les plaques ont été retirées. "On est installés depuis dix jours et nous sommes partis pour durer", a déclaré Loïc Mace, syndicaliste CGT.

Contactée par l'AFP, Enedis "confirme qu'il y a bien un mouvement social en cours sur plusieurs" sites, et "réaffirme que la continuité du service public de l'électricité est la priorité de l'entreprise".

"Les blocages ou malveillances qui perturbent le bon fonctionnement de l'entreprise ne sont pas acceptables vis-à-vis de nos clients", a déclaré le groupe dans une communication écrite.

Depuis le début du mouvement, certaines directions locales ont accepté de "rouvrir des postes", ou de "ré-internaliser des activités" mais globalement, "on est toujours sur un simulacre de négociation", a estimé Stéphane Tison.

Des "actions multiples", "coordonnées et intense" sont prévues le 21 juin, a-t-il précisé à l'AFP.

© 2018 AFP