MONDIAL-2018

Mondial-2018 : talentueux mais novices, les Bleus entrent en lice contre l’Australie

Les Bleus entrent en lice ce samedi face à l'Australie.
Les Bleus entrent en lice ce samedi face à l'Australie. Franck Fife, AFP

envoyé spécial France 24 à Kazan (Russie). – Samedi à 12 h (heure de Paris), l’équipe de France de football débute sa Coupe du monde 2018 face à l’Australie. Une mise en bouche piégeuse face à un collectif rugueux, mais que les Bleus doivent supplanter par leur talent.

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L’heure est enfin venue pour l’équipe de France de football. Les Bleus de Didier Deschamps, qui entrent en lice samedi 16 juin à 12 h (heure de Paris), vont eux aussi goûter à la saveur d’une Coupe du monde, deux jours après une première salve de rencontres qui a vu notamment la Russie atomiser l’Arabie saoudite (5-0), l’Uruguay puis l'Iran frustrer respectivement l’Égypte et le Maroc (1-0 à chaque fois), avant que l'Espagne et le Portugal ne se livrent à un duel spectaculaire sans vainqueur (3-3).

Les Bleus, eux, feront donc face à l’Australie, un adversaire plus rugueux que véritablement talentueux, et surtout largement à leur portée pour autant qu’ils soient en mesure d’assumer leur statut d’outsider de ce Mondial-2018. Car derrière le trio de favoris constitué du Brésil, de l’Allemagne et de l’Espagne, les Français se sont affirmés, ces derniers mois, comme des prétendants plus que crédibles au dernier carré.

Un objectif minimum d’ailleurs balayé d’un revers de la main, mercredi 13 juin en conférence de presse, par le jeune attaquant du PSG Kylian Mbappé. Interrogé sur ce que serait une Coupe du monde réussie à ses yeux, la pépite française de 19 ans ne s’est pas embarrassée de faux semblants : "La victoire, quoi d’autre ?"

Cette ambition mêlée d’insouciance, c’est justement le facteur X des Bleus version 2018. À l'exception du Nigéria (25,5 ans de moyenne), toutes les équipes présentes au mondial affichent une moyenne d’âge supérieure à celle des Bleus (25,6 ans de moyenne). Une jeunesse qui suscite autant d’espoirs que d’interrogations. Et qui a sans surprise alimenté les débats jusqu’à la conférence de presse d’avant-match, vendredi 15 juin.

Des 23 finalistes malheureux de l’Euro-2016, il n'y a donc plus que neuf rescapés. Exit les Cabaye, Digne, Schneiderlin et autres Gignac, et place à la génération Mbappé, emmenée par le Parisien mais également par d’autres jeunes talents, à l’image d’Ousmane Dembélé ou de Benjamin Mendy. Un coup de frais qui a façonné le nouveau visage de cette équipe de France : brillante et imprévisible devant, beaucoup plus friable et parfois même inquiétante derrière.

Un chiffre résume à lui seul le manque de sérénité des Bleus derrière : lors de leurs sept derniers matches, les hommes de Didier Deschamps ont encaissé pas moins de huit buts. À titre de comparaison – et certes dans un autre contexte – toutes les sélections titrées depuis 1998 ont encaissé quatre buts ou moins en autant de rencontres en phase finale.

Ainsi, les Bleus de 98 n’avaient été pris à défaut qu’à deux reprises, tout comme les Italiens en 2006 et les Espagnols en 2010. Le Brésil de 2002 et l’Allemagne de 2014 avaient été à peine plus cléments avec leurs adversaires, en concédant quatre buts sur l’ensemble du tournoi. Un bilan dont on peine à croire qu’il soit aujourd’hui à la portée d’Hugo Lloris et sa charnière centrale un brin trop tendre, puisqu’elle sera composée de Raphaël Varane (25 ans) et Samuel Umtiti (24 ans).

De gros atouts offensifs

Mais à défaut de pouvoir s’appuyer sur une assise défensive taille patron, Didier Deschamps a emmené dans ses bagages une multitude de solutions offensives. Si les dernières oppositions laissent à penser qu’il s’appuiera d’entrée sur un trio offensif composé de Dembélé, Griezmann et Mbappé, le sélectionneur des Bleus pourra, le moment venu, compter sur la densité physique de Giroud en pointe.

Reste que même si les places sont chères, notamment sur le front de l’attaque des Bleus, ce groupe France respire la sérénité à l’approche de la première échéance majeure de son été, comme en témoigne les visages souriants qui déambulent depuis près d’une semaine sur la pelouse d’entraînement de leur camp de base, à Istra. Un contexte idéal que les hommes de Didier Deschamps auront à cœur de préserver, samedi midi, face à l’Australie.

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