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En Afghanistan, les Taliban refusent de prolonger le cessez-le-feu

Les habitants de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, souhaitent la bienvenue samedi 16 juin à un combattant taliban durant le cessez-le-feu décrété pour l'Aïd.
Les habitants de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, souhaitent la bienvenue samedi 16 juin à un combattant taliban durant le cessez-le-feu décrété pour l'Aïd. Noorullah Shirzada, AFP

Les Taliban n'ont pas répondu favorablement, dimanche, à la proposition faite par le président afghan, Ashraf Ghani, de prolonger le cessez-le-feu qui avait été décrété à l'occasion de la fin du ramadan.

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Les Taliban ont annoncé, dimanche 17 juin, qu'ils ne prolongeraient pas le cessez-le-feu de trois jours observé ce week-end face aux forces d'Afghanistan et qu’ils entendaient reprendre les combats à son issue.

"Le cessez-le-feu se termine ce soir et nos opérations reprendront si Dieu le veut. Nous n'avons aucune intention de prolonger le cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole taliban Zabihullah Mujahid dans un message transmis à l'AFP.

Le président afghan, Ashraf Ghani, avait annoncé samedi une prolongation du cessez-le-feu côté gouvernemental et appelé les Taliban à en faire autant.

Scènes de joie

Le président Ghani, dont les offres de paix étaient restées jusqu'à présent sans réponse, avait annoncé la semaine dernière un cessez-le-feu unilatéral de huit jours avec les Taliban pour la fin du ramadan. Ces derniers ont de leur côté décrété une cessation des combats de trois jours.

Cette entente a offert aux Afghans un peu de répit inespéré alors que les combats s'étaient intensifiés ces derniers mois. Il s'agit du premier cessez-le-feu formel à l'échelle nationale depuis l'invasion américaine de 2001 et les scènes de joie qu'il avait suscitées ont éveillé des espoirs de paix parmi les Afghans épuisés par la guerre.

Il a aussi donné lieu ces derniers jours à d'inédites scènes de fraternisation entre combattants talibans, civils et membres des forces de sécurité. Mais il a été terni samedi par un attentat-suicide qui a fait au moins 25 morts parmi une foule célébrant la cessation des combats dans la province de Nangarhar. L'attaque a été imputée au groupe État islamique, qui n'est pas inclus dans le cessez-le-feu.

Avec AFP

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