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Des médias syriens accusent la coalition d’avoir mené un raid aérien, Washington dément

Un avion américain au-dessus du territoire syrien, le 16 octobre 2014.
Un avion américain au-dessus du territoire syrien, le 16 octobre 2014. Aris Messinis, AFP

Les médias syriens ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi que la coalition menée par les États-Unis avait bombardé des positions de l'armée syrienne dans l'est du pays. Washington a démenti avoir frappé dans ce secteur.

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Des avions de la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI), dirigée par les États-Unis, ont bombardé des positions de l'armée syrienne dans l'est de la Syrie, provoquant des morts et des blessés, affirment lundi 18 juin les médias syriens. Les bombardements auraient eu lieu à al-Harra, au sud-est de Boukamal, précisent les médias qui citent une source militaire. Cette information n'a pu être confirmée auprès de la coalition.

Les explications de notre spécialiste Wassim Nasr

L'armée américaine a aussitôt démenti avoir frappé dans ce secteur. "Aucun membre de la coalition menée par les États-Unis n'a mené de frappes près de Boukamal", a déclaré le major Josh Jacques, porte-parole du Commandement central américain.

Un commandant de l'alliance militaire qui soutient le président syrien Bachar al-Assad a également déclaré à Reuters que des drones, "probablement américains", avaient bombardé des positions de groupes irakiens entre Boukamal et Tanf ainsi que des positions militaires syriennes.

Comme le rappelle notre spécialiste de la région, Wassim Nasr, des frappes américaines ont déjà eu lieu contre le régime syrien. "La première date du 17 septembre 2016. Les Américains ont dit qu’il s’agissait d’une erreur. C’était juste à côté de l’aéroport militaire de Deir Ezzor. Les Américains ont dit qu’ils frappaient les jihadistes, alors qu’ils ont touché les milices prorégime", explique-t-il.

"Puissance occupante"

La coalition dirigée par les États-Unis soutient une alliance de milices arabes syriennes et kurdes combattant l'EI au nord-est d'Albou Kamal. L'armée syrienne, avec des milices soutenues par l'Iran, dont le Hezbollah libanais, et des groupes irakiens, a chassé l'EI de Boukamal et de ses environs l’année dernière. Depuis, les jihadistes organisent des attaques dans la région. Les forces américaines sont également basées à Tanf, au sud-ouest de Boukamal dans le désert syrien, près des frontières de l'Irak et de la Jordanie.

>> À lire aussi : Amnesty dénonce "la guerre d'anéantissement" de la coalition à Raqqa

La semaine dernière, l'homme fort de Damas Bachar al-Assad a déclaré qu'il considérait les États-Unis comme une puissance occupante en Syrie et que sa position était de "soutenir tout acte de résistance, que ce soit contre les terroristes ou contre les forces d'occupation, quelle que soit leur nationalité".

>> À lire également :  Bachar al-Assad veut chasser les États-Unis hors de Syrie

Avec Reuters

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