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Le gouvernement français gèle les comptes de l'islamologue Hani Ramadan, frère de Tariq

Hani Ramadan, photographié en 2007, lors d'un colloque organisé au Bourget.
Hani Ramadan, photographié en 2007, lors d'un colloque organisé au Bourget. Jean Ayissi, AFP

Le gouvernement français a décidé de geler les avoirs de l'islamologue suisse controversé Hani Ramadan, frère de Tariq Ramadan, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme.

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La France a décidé de geler pour une durée de six mois les avoirs de l'islamologue suisse Hani Ramadan, frère de Tariq Ramadan, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, selon un arrêté publié dimanche 17 juin au Journal officiel (JO).

Aussi controversé que son frère Tariq, lui aussi islamologue polémique et incarcéré dans une affaire de viols présumés, Hani Ramadan avait été expulsé de France vers la Suisse en avril 2017, après avoir fait l'objet d'une interdiction administrative.

Il avait été présenté par le ministère de l'Intérieur comme ayant "dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l'ordre public sur le sol français".

Selon l'arrêté pris conjointement par les ministères de l'Intérieur et de l'Économie, révélé mardi par le mensuel Lyon Capitale, Hani Ramadan voit ses avoirs gelés dans le cadre d'un article du Code monétaire et financier visant "les personnes physiques ou morales, ou toute autre entité qui commettent, tentent de commettre, facilitent ou financent des actes de terrorisme, y incitent ou y participent". Hani Ramadan peut contester cette mesure dans "les deux mois à compter de sa notification".

Le texte réglementaire visant Hani Ramadan figure parmi une liste d'arrêtés comprenant 16 autres noms de ressortissants étrangers condamnés ou soupçonnés d'être en lien avec une organisation terroriste ou d'en faire la propagande.

En septembre 2002, l’islamologue suisse avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde l'application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Il avait ensuite été licencié de son poste d'enseignant de français par le gouvernement genevois pour propos "contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique".

Avec AFP

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