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Dans la presse

"En Thaïlande, le crime de lèse-canidé"

France 24

Dans la presse, ce mardi 19 juin, le tollé provoqué par le durcissement de la politique migratoire de l’Administration Trump. Les restes dictateur Franco bientôt exhumés à Valle de los Caidos. Un crime de lèse-canidé en Thaïlande. Et les mésaventures conjugales d’un Mexicain par temps de foot.

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Dans la presse, ce matin, le tollé provoqué par le durcissement de la lutte contre l’immigration illégale aux Etats-Unis.

La mesure la plus décriée de cette politique dite de «tolérance zéro», est la séparation de près de 2000 enfants de leurs parents sans-papiers - des mineurs détenus, pour certains d’entre eux, dans des cellules grillagées, une situation qui indigne largement la presse américaine, comme en témoigne l’édito du New York Times, qui accuse le président américain d’utiliser ces enfants comme une monnaie d’échange, pour imposer aux démocrates ses nouvelles lois sur l’immigration. «Depuis quand détenir des enfants dans des cages est-il devenu l’art de la négociation?», interpelle le quotidien – en référence au best-seller de Donald Trump lorsqu’il n’était encore qu’un magnat de l’immobilier, «The art of the deal», «L’art de la négociation». «Les arguments du président ressemblent aux reproches que ferait un mari violent à la femme qu’il bat», dénonce le journal libéral, dont l’indignation est partagée jusque dans les colonnes de la très conservatrice National Review. «Il est temps, maintenant, pour le Congrès, (qui étudie cette semaine les projet de loi de l’Administration Trump sur l’immigration), de mettre un terme définitif à ces séparations familiales».

La situation de ces enfants de sans-papiers émeut aussi profondément les dessinateurs de presse américains. Adam zyglis, lauréat du prestigieux prix Pulitzer, ne comprend pas que des agents fédéraux puissent accepter de participer à une telle politique, comme en témoigne son dessin trouvé sur Twitter, où leur cœur pris dans un bloc de glace apparaît sous cette légende: «Voici le cœur glacé des agents qui arrachent des enfants à leurs parents».

L’équivalent du ministre de la Justice, le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, a invoqué la Bible pour défendre la politique de son Administration - c’est à cette déclaration que fait référence Andy Marlette, dont le dessin est publié par USA Today. Un dessin où l’on voit Sessions se demandant «quel verset de la Bible explique le mieux la politique de l’Administration Trump, consistant à arracher les enfants à leurs parents à la frontière américaine». «Et Jésus pleura», répond Marlette. Une politique décidément pas très catholique, selon Kevin Siers, dont on a trouvé le dessin sur Twitter, où Jeff Sessions, toujours, apparaît aux côtés de Donald Trump en costume de mafieux envoyant cette lettre anonyme: «si vous voulez revoir vos enfants, accusez un démocrate». Dans le dessin de Bill Bramhall pour le New York Daily News, le client d’un bar dit qu’il est lui aussi «favorable à ce qu’on sépare un enfant d’un parent…. à condition qu’il s’agisse de Donald Trump et de sa fille, Ivanka».

En Espagne, le nouveau président du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, a annoncé sa décision de faire retirer les restes du dictateur Franco de son mausolée près de Madrid. «L’Espagne ne peut pas se permettre des symboles qui divisent les Espagnols», a-t-il déclaré. Des propos cités par El Pais, qui rappelle que cette décision avait déjà été adoptée sans une seule voix contre par le parlement espagnol en mai 2017, les députés ayant aussi demandé, à l’époque, à ce que Valle de los Caidos, la vallée de ceux qui sont tombés, le nom du complexe monumental où se trouve le mausolée de Franco, soit transformé en «lieu de réconciliation». Le Monde rappelle quant à lui que c’est justement au nom d’une prétendue réconciliation» nationale, que le dictateur avait transféré à Valle de los Caidos les restes de plus de 33 000 victimes – nationalistes et républicaines – de la guerre civile, généralement sans même en avertir les familles. Ce complexe monumental a d’ailleurs été construit entre 1941 et 1959 en partie par des prisonniers républicains, contraints au travail forcé. Certains d’entre eux, on ignore combien, sont même morts sur ce chantier.

En Thaïlande, un procès peu ordinaire a débuté hier. Libération rapporte qu’un ouvrier thaïlandais risque jusqu’à trente-sept ans de prison pour s’être moqué sur du chien du roi sur les réseaux sociaux. Un crime de lèse-majesté, ou plutôt de «lèse-canidé», selon Libé, qui précise également que la police a aussi découvert, en passant son ordinateur au peigne fin, que cet homme avait également partagé une infographie expliquant les ramifications d’un scandale de corruption concernant la construction d’un parc dédié à la dernière dynastie des rois de Thaïlande et dans lequel de hauts responsables militaires seraient impliqués - ce qui lui vaut aussi des poursuites pour «sédition». Le journal rappelle que le code pénal thaïlandais menace d’une peine allant jusqu’à quinze ans de prison quiconque se risquerait à critiquer la monarchie, mais que la loi ne mentionne pas les animaux de la famille royale. La condamnation d’un homme pour un commentaire sur un chien serait donc une première.

Un coup d’oeil, pour terminer, au Daily Mail, qui raconte l’histoire d’un pauvre Mexicain, auquel son épouse aurait interdit de partir avec ses amis pour assister aux matchs de la Coupe du monde de football en Russie. Qu’à cela ne tienne, ses amis ont réalisé un mannequin en carton à son effigie, et l’emmènent avec eux à chaque match. Le mannequin en question porte cette mention: «Ma vieille ne m’a pas laissé sortir». Avoir un bon copain, c’est vraiment ce qu’il y a de meilleur au monde.

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