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Moyen-Orient

Yémen : les combats se poursuivent à Hodeïda, les civils fuient en masse

© Abdo Heider, AFP | Des familles investissent le balcon d'une école afin de fuir les combats entre les forces gouvernementales et les insurgés houthis, près de l'aéroport d'Hodeïda, le 17 juin 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/06/2018

Les forces de la coalition saoudienne sont entrées dans l'aéroport d'Hodeïda, au septième jour d'une offensive qui a fait fuir plusieurs milliers de familles. L'ONU espère une reprise des négociations de paix en juillet.

La ville portuaire d'Hodeïda, au Yémen, cible d’une offensive de la coalition menée par l’Arabie Saoudite pour en chasser les Houthis, était encore le théâtre de combats acharnés, mardi 19 juin. Une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue dans la journée, doit entendre le rapport de l'émissaire onusien Martin Griffiths, envoyé à Sanaa. Celui-ci espère une reprise des négociations de paix au mois de juillet, pour faire cesser les combats qui chassent de leur logement des milliers d'habitants. Pour l'instant, ce port stratégique n'a pas cessé de fonctionner.

Sur la ligne de front, l'enceinte principale de l'aéroport d'Hodeïda a été investie par les forces de la coalition sunnite depuis mardi matin. Quelque sept soldats et 18 rebelles ont été tués dans les derniers affrontements, ce qui porte à 164 le bilan des morts des deux côtés depuis le début de l’offensive, selon un bilan fourni lundi par des sources militaires et médicales. Les médias des insurgés ont fait état de dix raids aériens de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à travers le Yémen, dont certains sur la région d'Hodeïda, sur la mer Rouge.

"L'opération militaire (pour prendre) le port d'Hodeïda se poursuivra à moins que les rebelles ne se retirent sans condition", a déclaré à Dubaï le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash. La coalition a maintenu ouverte la route Hodeïda-Sanaa afin de permettre aux "Houthis de se retirer".

Déplacements de population à l'intérieur de la ville

Selon l’ONU, plusieurs milliers de ses habitants ont été contraints de fuir leurs logements depuis le début de l’offensive, le 13 juin. Les déplacements de population se font jusqu'à présent entre des quartiers de la ville. "L'impact humanitaire des combats à Hodeïda reste limité car la grande bataille n'a pas encore commencé", a précisé au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, cité par un diplomate.

Pour le Conseil de sécurité, il est fondamental que le port d'Hodeïda, qui "continue de fonctionner", reste "ouvert" notamment pour l'acheminement de l'aide humanitaire, a précisé l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dimitri Polyanski.

Plusieurs ONG ont exprimé leurs inquiétudes sur les conséquences de cette bataille dans un pays où la guerre a provoqué la "pire crise humanitaire dans le monde" selon l'ONU. "La bataille d'Hodeïda pourrait avoir un impact dévastateur sur les civils", a mis en garde Human Rights Watch.

Négociations idéalement en juillet

Lors d'une réunion à huis clos avec les quinze membres du Conseil de sécurité, l'émissaire de l’ONU Martin Griffiths a indiqué que "toutes les parties étaient engagées" en faveur d'une relance d'un dialogue politique, ont rapporté à l'AFP des diplomates ayant requis l'anonymat. "En conséquence, il a l'intention de reprendre des négociations très bientôt, idéalement avec un premier round en juillet", a précisé l'une de ces sources.

Les négociations entre le gouvernement yéménite, réfugié dans le sud du pays, et les rebelles houthis qui contrôlent notamment la capitale Sanaa, sont interrompues depuis deux ans.

Les Émirats arabes unis estiment que la pression militaire exercée sur Hodeïda est destinée à aider "l'émissaire de l'ONU dans sa tentative de la dernière chance pour convaincre les Houthis de se retirer sans condition". "Si cela ne réussit pas, nous sommes déterminés à atteindre nos objectifs", a menacé Anwar Gargash, le ministre émirati.

De son côté, le Premier ministre de l'administration rebelle, Abdel Aziz ben Habtour, a insisté dimanche devant l'émissaire onusien qu'il n'était pas question d'accepter une trêve dans les conditions actuelles. "La paix voulue par le peuple ne se fera pas sur le dos des martyrs, des blessés et des grands sacrifices consentis", a-t-il déclaré. "Nous répondrons par l'escalade à toute escalade à Hodeïda ou ailleurs", a-t-il renchéri.

Dans cette guerre qui a fait près de 10 000 morts en plus de trois ans, la bataille d'Hodeïda est la plus importante depuis une offensive en 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre aux rebelles plusieurs régions du sud dont Aden, la deuxième ville du pays où siège aujourd'hui le pouvoir.

Avec AFP

Première publication : 19/06/2018

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