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FRANCE

Les syndicats de la SNCF divisés sur la poursuite de la grève en juillet

© Jean-Sebastien Évrard, AFP | Le 28 juin sera le 36e et dernier jour du calendrier de la mobilisation intermittente (deux jours de grève sur cinq), lancée le 3 avril.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/06/2018

Les syndicats réformistes de la SNCF, CFDT et Unsa, ont rejeté la proposition de la CGT de poursuivre la grève en juillet, actant la fin du mouvement unitaire entamé le 3 avril.

L'Unsa a décidé mardi 19 juin de sortir du mouvement de contestation de la réforme ferroviaire à la SNCF après le 28 juin, au contraire de la CGT et SUD, qui s'acheminent vers une grève les 6 et 7 juillet.

"L'Unsa ne continuera pas la grève en juillet", mais "va rester" dans la mobilisation "jusqu'au 28 juin, conformément à son engagement intersyndical", a annoncé à l'AFP son secrétaire général, Roger Dillenseger.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a également confirmé mercredi qu'il ne souhaitait pas poursuivre la grève à la SNCF en juillet, ce qui, selon lui, ne donnerait "pas une bonne image du syndicalisme" et ne serait pas efficace.

Le 28 juin sera donc le 36e et dernier jour du calendrier de la mobilisation par épisodes de deux jours de grève sur cinq, lancée le 3 avril.

>> À voir : La réforme SNCF définitivement adoptée

"Peser sur les négociations, pas sur les départs en vacances"

À l'Unsa, "on reste combatif pour la défense d'un nouveau pacte social ferroviaire", a souligné Roger Dillenseger, évoquant les négociations à venir sur la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire et celles au sein de la SNCF. Mais "notre stratégie, c'est de peser sur les négociations", pas sur "les grands départs en vacances", a-t-il expliqué à l'issue d'une intersyndicale qui s'est tenue en début de soirée.

La CFDT dit avoir obtenu des avancées "concrètes" sur la mobilité des cheminots dans le cadre de l'ouverture à la concurrence et de la future convention collective qui doit être négociée avant la fin de l'année entre les syndicats et le patronat (Union des transports publics et ferroviaires, UTP). "La mobilisation syndicale (...), ce n'est pas simplement la mobilisation par la grève. On voit bien qu'il y a une sorte d'essoufflement. Et surtout qu'on est presque au bout (...) du processus où on pouvait peser par ce moyen", a dit Laurent Berger sur CNews.

"La bataille ne fait que commencer"

Le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, estime, lui, que "la bataille ne fait que commencer", car "le gouvernement n'a pas apporté de garanties suffisantes", notamment pour "la relance du fret" ou en matière de "garanties sociales pour les cheminots".

La CGT est toujours déterminée à poursuivre la grève en juillet. Si la date du 2, un temps évoquée, ne paraît pas possible "au regard de la loi sur le service public", en revanche "les 6 et 7 juillet", qui coïncident avec le début des vacances scolaires, "sont toujours d'actualité", a indiqué Laurent Brun. Le syndicat réunira mercredi sa commission exécutive pour décider des modalités de la poursuite du mouvement.

SUD-Rail non plus "ne tourne pas la page" et veut "continuer la mobilisation pour peser" sur les prochaines négociations, a déclaré son porte-parole, Erik Meyer, à la sortie de l'intersyndicale. Et si "l'annonce d'un calendrier de grève au long cours est hors de question", en revanche "les 6 et 7 juillet sont des dates qui sont sur la table", a-t-il dit, souhaitant "l'unité syndicale la plus large, à deux, à trois, à quatre".

La grève s'essouffle

"L'unité syndicale n'est plus aussi forte, pour autant on reste dans l'unité d'action", a souligné Roger Dillenseger. Pourtant, en annonçant la première son départ du mouvement, l'Unsa a rompu avec la discipline unitaire qu'elle avait jusqu'alors observée.

Sur le terrain, de nombreuses manifestations étaient encore organisées ces derniers jours à Paris et en régions, mais la mobilisation des cheminots s'est étiolée au fil des épisodes de grève, même si elle reste forte chez les conducteurs. Lundi, elle est tombée à son plus bas niveau, avec 10,80 % de grévistes. À comparer au plus haut niveau, 33,9 % de grévistes, le premier jour du mouvement.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/06/2018

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