Pécresse (LR) pour des "quotas d'immigration sur des métiers"

Publicité

Paris (AFP)

La présidente de région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) a plaidé jeudi pour une politique migratoire de "l'humanité et de la fermeté", se déclarant favorable à "des quotas d'immigration sur des métiers" et "une taxe additionnelle sur les visas des non-Européens".

"L'humanité et la fermeté, c'est les deux jambes d'un gouvernement responsable" a déclaré Mme Pécresse sur RMC-BFMTV.

"Les États ont une responsabilité, celle d'un accueil de qualité. Quand on a cette responsabilité, je crois qu'on a le droit de poser des limites et de décider qui on laisse entrer" a ajouté celle qui trouve "indigne" que des pays aidés par la France - comme le Mali - refusent de délivrer "des visas pour le retour de leurs citoyens en situation irrégulière".

"Quand on n'est pas en capacité de loger, de nourrir, de donner un emploi, eh bien on n'a pas à accueillir", a poursuivi l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, favorable à l'instauration de "quotas d'immigration sur des métiers", qui seraient décidés "avec le Parlement".

"Je crois qu'on doit choisir. C'est une question aussi d'humanité" a-t-elle exposé, soulignant que "les marchands de sommeil, les bidonvilles, la prostitution : c'est ce qui arrive quand on est mal accueilli dans un pays".

Mme Pécresse a par ailleurs proposé l'instauration d'une "taxe additionnelle sur les visas non-Européens" afin qu'on "profite du montant de cette taxe pour tripler les effectifs de Frontex".

"Il faut évidemment un corps de garde-côtes et gardes-frontières européens, sinon l'Europe mourra", a-t-elle assené, soutenant que l'installation de centres de sélection européens dans divers pays d'Afrique et du Moyen-Orient "va dans le bon sens".

Elle a enfin estimé que la France aurait dû accueillir l'Aquarius, ce navire bloqué en Méditerranée avec 629 migrants à bord, avec un mot d'ordre : "qu'on soit très ferme, mais humain".

"Je crois que les accueillir, ça veut dire les faire accoster, les nourrir, les réchauffer, les vêtir", a-t-elle détaillé, "mais aussi les renvoyer chez eux s'ils sont en situation irrégulière, s'ils violent nos lois".