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Moyen-Orient

Au Yémen, l'offensive sur Hodeïda, "l'un des pires bombardements que les habitants aient connu"

© AFPTV, AFP | Un combattant loyaliste au sud du port d'Hodeïda, au Yémen, le 15 juin 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/06/2018

Les rebelles houthis qui contrôlent Hodeïda depuis 2014 continuent de résister jeudi aux forces gouvernementales qui affirment avoir pris le contrôle de l'aéroport. Amnesty International craint que le pays s'enfonce dans la famine.

Au Yémen, la situation humanitaire se dégrade de jour en jour depuis que les combats se concentrent sur la ville clé d'Hodeïda. Des civils contactés par la chercheuse pour Amnesty International Racha Mouawieh relatent "leur fatigue et leur peur" alors qu'ils ont connu "un des pires bombardements" sur la ville, mercredi 20 juin. Ils décrivent une ville-fantôme désertée de "ses habitants qui ont pris la fuite en direction du Nord".

L'offensive des forces gouvernementales, appuyées par les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, devient de plus en plus pressante sur la ville. Ces dernières affirment notamment avoir pris le contrôle de l'aéroport, mais cette information, n'est pour l'heure, pas confirmée.

Les troupes gouvernementales assurent avoir "complètement nettoyé" l'aéroport d'Hodeïda de la présence des rebelles qui y avaient installé une importante base militaire. Selon des sources médicales, 156 rebelles et 28 soldats ont été tués dans la bataille de l'aéroport, portant le bilan des morts des deux côtés à 348en huit jours d'offensive. Aucun bilan des pertes civiles n'a été communiqué.

L'inquiétude est d'autant plus grande pour Amnesty qu'"en trois ans de conflit, les deux parties ont fait preuve de très peu de respect pour le droit de la guerre, que ce soit en terme d'usage de bombes interdites ou la protection des civils", poursuit Racha Mouawieh.

Inquiétude autour du port d'Hodeïda

Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, présent à Aden, siège provisoire du gouvernement dans le sud du pays, a affirmé que "les opérations sur les différents fronts se poursuivront jusqu'à [la reprise de] Sanaa et l'ensemble du territoire". Les forces loyalistes mènent actuellement une percée sur le port de la ville, où transitent 70 % des importations commerciales du pays.

Ce qui laisse craindre une situation encore plus critique dans les prochains jours. "Si ce port devait arrêter son activité, il n'y aurait plus d'apport d'essence, ni de nourriture, ni de médicaments, prévient Racha Mouawieh. Cela exacerberait encore plus le conflit, alors que 8 millions de personnes sont déjà au bord de la famine et plus de 22 millions qui ont besoin d'aide humanitaire."

Dans la ville, les rebelles ont commencé à couper les principaux axes avec des monticules de sable et ont creusé des tranchées, selon des habitants. Le Conseil norvégien pour les réfugiés a indiqué que plusieurs quartiers de la ville n'étaient plus alimentés en eau depuis mardi. "Les habitants comptent désormais sur l'eau fournie par les mosquées", a ajouté l'ONG, exprimant son inquiétude face à une "situation d'urgence humanitaire à cause du choléra" qui a déjà fait plus de 2 000 morts en près d'un an dans le pays. Contacté par l'AFP, un habitant a confirmé que l'eau était "coupée".

"La libération d'Hodeïda est le début de la fin de la guerre"

La coalition affirme que Hodeïda est un point de départ pour des attaques rebelles contre des navires en mer Rouge et le lieu par lequel l'Iran livrerait des armes aux Houthis. L'Iran dit soutenir les Houthis, mais dément leur fournir des armes.

"La libération d'Hodeïda est le début de la fin de la guerre, a commenté le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash. Le Yémen doit choisir entre l'État et la milice, l'ordre et la violence, la paix et la guerre."

Avec AFP

Première publication : 21/06/2018

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