Parler de "lèpre", c'est agiter un "épouvantail pour faire peur", selon Emmanuelle Ménard

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Paris (AFP)

La députée d'extrême droite Emmanuelle Ménard a estimé vendredi que parler de "lèpre qui monte en Europe", comme l'a fait Emmanuel Macron en évoquant les nationalismes et les frontières fermées, revenait à "agiter un espèce d'épouvantail pour faire peur à tout le monde".

Interrogée sur LCP pour savoir si elle incarnait elle-même cette lèpre, elle a répondu en riant: "je ne crois pas".

"On agite encore des espèces d'épouvantails pour faire peur à tout le monde. C'est pas la lèpre qui monte en Europe, c'est simplement les peuples qui disent +on ne veut plus un certain nombre de choses+", a ajouté la députée de l'Hérault (apparentée au FN), appelant à les "écouter".

Fermer les frontières est "une réponse immédiate", qui doit se doubler d'actions "en amont" avec "une politique de l'immigration" concertée notamment avec "les pays qui sont la source de cette immigration", a-t-elle ajouté. "Mais ce n'est pas en poussant des cris d'orfraie, ce n'est pas en disant +regardez la lèpre qui monte en Europe+", a-t-elle insisté.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a de son côté demandé dans un tweet "comment le président de la République française peut-il traiter des gouvernements de nations européennes de +lèpre+?! USA, Russie, Grande-Bretagne, Italie, groupe de Visegrad... Va-t-il nous fâcher avec le monde entier ?"

Avant le mini-sommet de dimanche à Bruxelles, auquel les pays du groupe de Visegrad refusent de participer, Emmanuelle Ménard a estimé qu'"on veut leur imposer quelque chose dont ils ne veulent plus".

"Un certain nombre de pays ne veulent plus de cet accueil massif, il faut les écouter. C'est pas en disant +vous êtes des méchants donc on va vous imposer des quotas et puis vous n'avez qu'à dire oui et puis fermez votre bouche+; ça ne marchera pas", a-t-elle déclaré.