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Virgil Abloh pour Louis Vuitton homme: la diversité à l'honneur, Kanye West en pleurs

© AFP | Un mannequin présente une création pour Louis Vuitton homme pour la collection printemps/été 2019, le 21 juin 2018

PARIS (AFP) - 

C'est en pleurs, tombant dans les bras de son ami et "mentor" Kanye West, que l'Américain Virgil Abloh a conclu jeudi à Paris son premier défilé pour Louis Vuitton homme, une ode à la diversité avec des mannequins de toutes origines.

Un parterre de stars a assisté au show dans les jardins du Palais Royal : Rihanna, le rappeur ASAP Rocky, mais aussi Kim Kardashian -- qui n'avait pas été vue en public à Paris depuis son braquage lors de la Fashion week d'octobre 2016 -- et son mari Kanye West, auprès de qui Virgil Abloh a longtemps travaillé comme conseiller artistique.

C'est d'ailleurs vers Kanye West, qu'il appelle son "mentor", que Virgil Abloh s'est dirigé à la fin du défilé, en venant saluer son public. Les deux hommes se sont étreints longuement, en larmes tous les deux.

Sur le podium aux couleurs de l'arc-en-ciel, les premières tenues sont entièrement blanches, et portées par des mannequins noirs. La couleur arrive progressivement sur ces looks monochromes, taupe, vert amande, effets tie & dye, avant d'exploser avec du turquoise, du rouge, du jaune fluo et quelques imprimés fleuris.

Le style hip-hop et streetwear caractéristique du créateur est bien là : pantalons cargo larges, t-shirts transparents portés avec des chaînes autour du cou, parkas XXL, sneakers...

Mais le logo se fait relativement discret, pour un styliste qui s'est fait connaître avec une marque (Off-White) à l'identité visuelle très forte. Le monogramme n'apparaît qu'ici et là, notamment en série de motifs en relief, ton sur ton, sur un costume ou des sacs.

"Rebellez-vous contre le formel et le guindé", exhorte dans un petit lexique Virgil Abloh qui, au lieu du cursus classique d'une école de mode, a suivi une formation d'ingénieur et d'architecte. "Vous aussi, vous pouvez le faire", a posté sur Instagram cette star des réseaux sociaux, à l'adresse de sa cohorte de fans millennials.

Ce créateur américain d'origine ghanéenne, l'un des seuls Noirs à la direction artistique d'une maison de luxe, a aussi publié une carte du monde indiquant les lieux de naissance des mannequins, ainsi que ceux de leurs parents. Une diversité "essentielle" au show, que Virgil Abloh relie "à l'ADN voyageur" du malletier.

Les bagages sont centraux : grandes valises blanches en cuir de taurillon, ornées de chaînes, sacs iridescents... Vêtements et sacs parfois ne font plus qu'un : des harnais et des gilets zippés sans manches à poches volumineuses se portent au-dessus de chemises.

- Ondulations -

Les couleurs vives et motifs seventies du designer et architecte danois Verner Panton ont inspiré la collection de Dries Van Noten, qui a noué pour l'occasion un partenariat avec la famille du créateur disparu en 1998.

Réputé pour son travail sur la couleur, Dries Van Noten reproduit les motifs hypnotiques en forme de vagues, dégradés de jaune, moka, bleu roi ou orange, sur des grands manteaux droits, des costumes, t-shirts et shorts de bain.

Les mannequins portent des parkas transparentes longues ou courtes. La matière phare est un nylon technique laqué décliné en noir, bleu, émeraude ou terre.

La collection du créateur flamand, qui vient d'entrer dans le giron du groupe espagnol Puig, fait la part belle aux vêtements de travail, avec des pantalons droits à larges revers et des combinaisons.

- Sensualité -

Chez le Japonais Yohji Yamamoto, le vestiaire homme se déstructure. Les vestes se parent de multiples fermetures éclairs, les poches se décousent et ne tiennent plus qu'à un fil.

Les vestes noires, rehaussées par des empiècements rouges ou violets, se portent longues, sur des pantalons ultra-larges et fluides. Des imprimés, dessins ou peintures de femmes nues, fleurs et motifs léopard viennent pimenter d'une touche subversive ces longues silhouettes.

- Randonneurs -

Le confort est de mise du côté de la griffe parisienne AMI, dont le créateur, Alexandre Mattiussi, avait reconstitué un champ de blé pour son défilé.

Des hommes en chaussettes et sandales, coiffés de chapeaux de randonnée, descendent d'un sentier qui serpente à travers ce champ, vêtus de bermudas à double épaisseur, de pantalons sept-huitièmes, de trenchs légers comme des toiles de parachutes.

© 2018 AFP