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Éthiopie : attaque à la grenade lors d'un meeting du Premier ministre Abiy Ahmed

L'intervention des forces de sécurité éthiopiennes après l'explosion d'une grenade au meeting du Premier ministre Abiy Ahmed le 23 juin à Addis Abeba.
L'intervention des forces de sécurité éthiopiennes après l'explosion d'une grenade au meeting du Premier ministre Abiy Ahmed le 23 juin à Addis Abeba. Yonas Tadesse, AFP

Au moins 83 personnes ont été blessées après l'explosion d'une grenade lancée au milieu d'une foule venue écouter le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à Addis Abeba.

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Un attentat à la grenade a été commis lors d'un rassemblement politique, où venait de prendre la parole le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, samedi 23 juin, dans la capitale Addis Abeba, a déclaré le secrétaire général du gouvernement.

Devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Meskel, Abiy Ahmed venait de finir son discours et saluait la foule quand l'explosion s'est produite, provoquant un mouvement de foule et des scènes de confusion, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Premier ministre a quitté précipitamment les lieux sain et sauf. Son chef de cabinet Fitsum Arega a indiqué peu après 13 h (10 h GMT) que 83 personnes avaient été blessées, dont six se trouvaient dans un état critique, selon les informations recueillies par le gouvernement de sources policière et hospitalière. Un peu plus tôt, le Premier ministre, dans une adresse télévisée, avait fait état de plusieurs morts.

Un des organisateurs du rassemblement, Seyoum Teshome, présent lorsque la grenade a été lancée vers l'estrade, a affirmé que le Premier ministre était visé et que la police avait réussi à stopper l'assaillant.

Un photographe de l'AFP a constaté l'arrestation sur place de quatre personnes, deux hommes et deux femmes.

Un vent de réformes

"Les gens qui ont fait ça appartiennent à des forces opposées à la paix. Vous devez arrêter de faire ça. Vous n'avez pas réussi dans le passé et vous ne réussirez pas dans le futur", a lancé le Premier ministre après l'incident.

Ancien général âgé de 41 ans, il a prêté serment début avril. Il s'agissait de son premier discours public à Addis Abeba qui devait être le plus symbolique de sa campagne pour expliquer ses réformes.

>> À lire : "Un rapprochement avec l'Éthiopie permettrait à l'Érythrée de sortir de son statut d'État voyou", selon le chercheur Roland Marchal

C'est la première fois dans l'histoire de l'Éthiopie qu'un membre de l'ethnie Oromo est chargé de diriger le gouvernement. Depuis sa prise de fonctions, après plus de deux années de manifestations antigouvernementales ayant coûté son poste à son prédécesseur Hailemariam Desalegn, Abiy Ahmed a impulsé des changements majeurs, libérant nombre d'opposants emprisonnés et initiant une libéralisation de l'économie. Il a aussi opéré un important remaniement de responsables sécuritaires.

Pour les analystes, la mise en œuvre de ces mesures ne se fera cependant pas sans susciter des tensions. La promesse d'Abiy Ahmed de rétrocéder à l'Érythrée des portions de territoires frontaliers a ainsi déjà suscité dans le pays la réprobation des Tigréens, très influents dans les cercles du pouvoir avant sa nomination.

Avec Reuters

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