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Rugby: le baromètre des Bleus, Chat saisit la perche

© AFP/Archives | Le talonneur du XV de France Camille Chat passe le ballon lors du "Captain's Run" à l'Eden Park d'Auckland, le 8 juin 2018

AUCKLAND (AFP) - 

Au sein d'un XV de France remanié largement dominé lors de la tournée en Nouvelle-Zélande, quelques joueurs sont néanmoins parvenus à tirer leur épingle du jeu. Dont le talonneur Camille Chat et l'ouvreur Anthony Belleau, alors que certains, comme Teddy Thomas, ont déçu.

+ Ils ont répondu présent

En l'absence de Guilhem Guirado, Chat a su s'affirmer comme le numéro 2 au talonnage, par son activité et sa densité physique, même s'il ne peut être exonéré du déchet en touche. Derrière lui, Pierre Bourgarit, bien qu'entré seulement une quinzaine de minutes lors du deuxième test (défaite 26-13), a montré pour sa première sélection qu'il pouvait rivaliser à haute altitude.

Toujours en première ligne, les piliers Dany Priso (gauche) et Uini Atonio (droite) ont saisi leur chance. Surtout Atonio, qui jouait probablement son va-tout avoir été ignoré pendant le Tournoi des six nations.

Derrière eux, Bernard Le Roux, précieux en défense et dans les regroupements, a probablement prouvé, comme le disait Brunel, qu'il avait un avenir international en deuxième ligne et non en troisième. Où Mathieu Babillot et Kélian Galletier ont montré des promesses pour l'avenir.

A l'ouverture, Anthony Belleau, plutôt convaincant dans l'animation, a su profiter des absences de Camille Lopez et François Trinh-Duc à un poste qui attend toujours son titulaire. Enfin, pour son retour samedi (défaite 49-14) après plus d'un an et demi d'absence, Wesley Fofana a créé des différences (et marqué un essai).

+ Leur bilan est mitigé

Comme Atonio, le deuxième ligne Yoann Maestri revenait avec l'objectif de prouver à Brunel, en l'absence de Sébastien Vahaamahina, qu'il pouvait compter sur lui. Il a partiellement répondu présent, avançant souvent avant de baisser le pied petit à petit. Et les 12 lancers perdus en touche pèsent dans son bilan puisqu'il en était le capitaine.

Kévin Gourdon a lui montré qu'il pouvait s'installer en numéro 8, où personne ne l'est encore (Tauleigne et Picamoles absents lors de cette tournée), lors de sa seule performance, majuscule, lors du deuxième test. Mais il était complètement passé au travers lors du premier (défaite 52-11) et n'a pas confirmé samedi.

Bastareaud, capitaine à Auckland et Wellington, a lui paru émoussé par sa longue saison, alors que son compère au centre Geoffrey Doumayrou a poursuivi sur sa lancée du Tournoi: précieux en défense mais trop peu décisif en attaque. A l'image de l'action d'essai qu'il n'est pas parvenue à conclure au début du deuxième test.

Quant à Benjamin Fall et Morgan Parra, leur tournée a été frustrante. L'arrière, absent en ouverture et exclu dès l'entame une semaine plus tard, n'a eu qu'un match pour réellement s'exprimer, le dernier. Qui a duré moins de dix minutes pour Parra (commotion cérébrale), convaincant à Wellington dans la gestion et dans son rôle de buteur. Le patron attendu par Brunel est à revoir, comme sa doublure Baptiste Serin, dynamique lors de ses entrées.

+ Ils ont déçu

Si Gaël Fickou a joué à un poste d'ailier où il possède peu de repères, son alter ego Teddy Thomas y a lui ses habitudes. Attendu pour son retour après un début de Tournoi étincelant en attaque, il n'a cette fois fait quasiment aucune différence offensive. Et défensivement, son placement demeure hasardeux.

La prestation défensive de Maxime Médard à l'arrière lors du premier test plombe son bilan général, lui qui abattait une de ses dernières cartes en vue de la Coupe du monde. Comme Rémi Lamerat au centre, très brouillon samedi pour son unique apparition.

Le troisième ligne Fabien Sanconnie n'a également eu qu'une rencontre à se mettre sous la dent, la première, où il a sombré sans avoir l'occasion de se racheter. A l'inverse du talonneur Adrien Pelissié, qui a obtenu une seconde chance samedi après son entrée en jeu catastrophique en ouverture. Il ne l'a pas saisie, et a en plus vu ses concurrents Chat et Bourgarit marquer des points. Rabah Slimani en a lui perdu au poste de pilier droit, concassé en mêlée fermée lors de son entrée en jeu en ouverture, et plus réapparu ensuite.

© 2018 AFP