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Royaume-Uni : Uber récupère une nouvelle licence de 15 mois à Londres

L'autorité des transports de Londres a retiré en septembre 2017 sa licence à Uber, évoquant son manque de responsabilité au regard de la sécurité de ses clients.
L'autorité des transports de Londres a retiré en septembre 2017 sa licence à Uber, évoquant son manque de responsabilité au regard de la sécurité de ses clients. Daniel Leal-Olivas, AFP

L'entreprise de réservation de voitures avec chauffeur Uber a obtenu, mardi, de pouvoir continuer à travailler à Londres, une victoire judiciaire sous sursis puisque le comportement de la compagnie sera scruté de près au cours des prochains mois.

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La société Uber a obtenu, mardi 26 juin, une nouvelle licence, de plus courte durée, pour son activité à Londres après s'être fait retirer cette autorisation l'an dernier. La justice britannique a considéré que l'entreprise de réservation de voitures avec chauffeur (VTC) avait réalisé les changements requis pour se conformer à la législation.

L'autorité des transports de Londres (TfL) a retiré en septembre 2017 sa licence au spécialiste américain des VTC, évoquant son manque de responsabilité au regard de la sécurité de ses clients.

Agressivité, sexisme et discrimination

Il était notamment reproché à Uber d'avoir laissé prospérer en son sein une culture d'entreprise favorisant l'agressivité, le sexisme et les discriminations de toutes sortes.

Mais la juge a considéré qu'Uber pouvait désormais à nouveau opérer à Londres avec une licence de 15 mois, soumise à de strictes conditions.

Uber a reconnu que la décision de la TfL de refuser de lui restituer sa licence l'an dernier était justifiée, mais a insisté sur le fait que les changements que le groupe avait réalisé au niveau de sa politique et de sa gestion du personnel justifiaient l'octroi d'une licence plus courte pour prouver qu'il avait changé.

"Des années de mauvais comportements"

Le directeur général d'Uber au Royaume-Uni, Tom Elvidge, s'est réjoui de la décision du tribunal. "Nous nous félicitons de la décision rendue aujourd'hui. Nous continuerons à collaborer avec TfL pour répondre à ses inquiétudes et gagner sa confiance tout en fournissant le meilleur service possible à nos clients", a-t-il dit dans un communiqué.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a également salué le jugement, estimant que Uber, après "des années de mauvais comportements", avait fini par admettre que la décision de TfL de lui supprimer sa licence en septembre 2017 était "totalement justifiée".

Toutefois, M. Khan a aussi souligné que le groupe restait en "probation". "Leur licence de 15 mois est soumise à des conditions claires et strictes que TfL va surveiller attentivement", a-t-il dit dans son communiqué.

L'avocat de la TfL a signalé que le coût de ce procès, aux frais d'Uber, atteindrait 425 000 livres (482 445 euros).

Avec Reuters et AFP

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