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Venezuela: un syndicat de journalistes dénonce censure et sanctions contre les médias

Un photographe prend une photo sous le drapeau vénézuélien lors d'une manifestation de journalistes et d'employés de presse, le 27 juin 2017 à Caracas
Un photographe prend une photo sous le drapeau vénézuélien lors d'une manifestation de journalistes et d'employés de presse, le 27 juin 2017 à Caracas AFP/Archives
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Caracas (AFP)

Censure, sites d'information bloqués, journalistes emprisonnés: le principal syndicat de journalistes du Venezuela a dénoncé mardi la "persécution permanente" des médias, dans un pays où une crise économique sans précédent a en outre contraint certains quotidiens à fermer leurs portes.

Au cours du premier semestre 2018, le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) a recensé 87 attaques contre des journalistes et 26 "fermetures, sanctions ou blocages" de médias, a-t-il détaillé dans un rapport.

Sur cette même période, 24 journalistes ont été emprisonnés par les "forces de sécurité de l'Etat".

Huit quotidiens ont dû cesser de paraître, pour cause de pénurie de papier. Au Venezuela, une unique société d'Etat est chargée d'importer du papier, une situation que dénoncent les organisations de journalistes et médias privés, pour qui le gouvernement utilise cela comme moyen de pression contre ceux qui le critiquent.

Dans son rapport, le SNTP dénonce en outre le blocage de plusieurs sites web d'informations par la société publique CANTV, principal opérateur de téléphonie et internet du pays.

En mai, une "procédure de sanction administrative" a été prise à l'encontre du site web du prestigieux quotidien vénézuélien El Nacional, son directeur évoquant des "représailles politiques".

L'an dernier, 51 médias (46 stations de radio, trois chaînes de télévision et deux journaux) ont été fermés, selon le syndicat, qui s'alarme également d'un exode massif de journalistes à l'étranger. Plus de 1.300 journalistes vénézuéliens ont ainsi quitté le pays depuis 2012, selon le SNTP.

Le Venezuela, plongé dans une grave crise économique et politique, a connu quatre mois de manifestations quasi quotidiennes de l'opposition et des violences qui ont fait 125 morts à la mi-2017.

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