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Cyclisme: Cordon-Ragot surmonte ses doutes aux Championnats de France

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Mantes-la-Jolie (AFP)

Audrey Cordon-Ragot a surmonté ses doutes pour enlever un nouveau titre de championne de France du contre-la-montre, son quatrième d'affilée, jeudi sur le circuit francilien de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

"C'est le plus abouti des quatre !", s'est exclamé la Bretonne, victorieuse lors des trois éditions précédentes. "Il a fallu batailler car c'est la première fois que je n'étais pas en confiance au départ".

Au sortir des classiques, la championne de France du chrono (28 ans) a connu des pépins de santé qui l'ont entraînée dans une spirale négative. "Et quand votre environnement ne vous met pas en confiance...", a soupiré Audrey, qui court depuis 2015 pour l'équipe britannique Wiggle.

"J'avais perdu ma bonne humeur, je ne riais plus. J'ai coupé et j'ai été m'aérer en montagne", a-t-elle expliqué en ajoutant avoir axé sa préparation sur le prochain Giro, dans lequel elle se mettra au service de l'Italienne Elisa Longo Borghini, candidate à la victoire.

"Cette année, les championnats de France venaient pour moi derrière le Giro", a reconnu la Bretonne, bien décidée à se faire remarquer en Italie pour "pouvoir peut-être changer d'air l'année prochaine".

Sous le soleil estival de Mantes-la-Jolie, Cordon-Ragot a repoussé à 29 secondes sa suivante, Juliette Labous, au terme des 28,7 kilomètres. Quatrième l'année passée, la jeune Franc-Comtoise (19 ans) a pris le meilleur départ, sur la partie la plus accidentée du parcours, avant de céder du terrain sur les secteurs les plus roulants et de terminer à un rang qui lui assure le titre national espoirs.

Le podium a été complété par Séverine Eraud (23 ans), deuxième en 2017. "Aucune des filles n'est à la FDJ", a relevé en souriant Cordon-Ragot, en prévision de la course en ligne que la seule équipe française du WorldTour féminin abordera samedi avec l'avantage de la supériorité numérique.

"Je vais peut-être avoir de l'aide pour durcir la course", a espéré la championne de France. "Il faudra qu'on se parle avec les filles". Séverine Eraud a approuvé, en plaisantant à moitié: "Il faudra qu'on se ligue..."

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