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Les rennes "migrants", l'épineux problème qui divise la Suède et la Norvège

Des rennes en Norvège.
Des rennes en Norvège. Wolfgang Kaehler/Getty Images

Les deux pays scandinaves sont en conflit depuis plusieurs années sur un sujet pour le moins inhabituel : leurs rennes respectifs, qui franchissent la frontière au fil des saisons pour aller se nourrir chez l'un ou chez l'autre.

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Si la crise migratoire ne cesse de faire l'actualité, un autre tout genre de migration – dont les enjeux sont bien moindres – pose problème du côté de la Norvège et de la Suède. 

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Le ministre de l'agriculture norvégien, Jon Georg Dale, a menacé mercredi 27 juin d'abattre les rennes venant de Suède si le pays ne renouvelait pas un accord expiré depuis 2005. Sans cette approbation de la part de la Suède, le pâturage de l'arrière-pays nordique est en effet régi par le "codicille lapon", qui autorise les éleveurs norvégiens et suédois à ignorer la frontière entre les deux territoires. 

Pourquoi la Norvège souhaite à ce point réguler les migrations de rennes, alors que le "codidille lapon" pourrait avoir des raisons de convenir à tout le monde ? Pour éviter le surpâturage, c'est à dire la surexploitation des végétaux nécessaires à l'élevage d'animaux. Depuis plusieurs années, le pays a considérablement réduit son nombre de bêtes sur son territoire pour éviter le problème, tandis que la Suède n'a pas changé sa manière de fonctionner, comme le prouve ce graphique réalisé Quartz. De plus, une maladie débilitante chronique diagnostiquée en 2016 sur des rennes norvégiens est déjà une menace pour l'espèce. 

L'élevage de rennes est depuis longtemps un moteur économique pour les Samis – un peuple autochtone –, puisque 10 % de leur population vit de l'exploitation du cuir et des bois issus de ces animaux. Si les bêtes suédoises viennent grignoter la verdure des norvégiens, elles mettent en péril les animaux des voisins, et donc leur économie. 

Mathis Oskal, éleveur et représentant au Parlement sami de Norvège, a expliqué à Bloomberg que les Suédois agissaient comme s'il y avait un "buffet gratuit". Une affirmation réfutée par Niila Inga, le président de l'association suédoise Sami, qui de son côté affirme que les animaux norvégiens viennent également brouter en Suède. Pour le moment, aucune issue au conflit n'a été rendue publique. 

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