Migrations/UE: "un accord de papier" qui "ne changera rien pour Geoffroy Didier (LR)

Publicité

Paris (AFP)

Le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier, a vu vendredi dans l'accord européen sur les migrations "un accord de papier" qui "ne changera rien", estimant à rebours d'Emmanuel Macron que "c'est la communication qui l'a emporté", et non "la coopération".

"On a là un accord de papier avec des déclarations de principe", qui "malheureusement ne changera rien", a réagi Geoffroy Didier sur Sud Radio.

"Est-ce que l'accord dit et acte le fait que plus aucun bateau ne sera accepté sur le sol européen ? Non. Est-ce qu'il refuse l'idée qu'il puisse y avoir des hot spots en Europe qui évidemment va faire que des clandestins vont continuer à arriver et qu'une fois qu'ils seront en Europe ils n'en partiront pas? Non plus. Est-ce que l'accord conditionne l'aide aux pays d'Afrique à une coopération sur la lutte contre l'immigration clandestine? Non plus", a-t-il énuméré.

"Il ne suffit pas d'un accord au débotté qui explique, je cite, que les bateaux doivent respecter la loi, pour que les choses changent concrètement", a ajouté M. Didier.

"C'est pas la coopération qui l'a emporté, c'est la communication qui l'a emporté", a-t-il conclu, faisant référence aux propos d'Emmanuel Macron.

Le président français a salué l'accord trouvé à 28 sur le dossier migratoire vendredi au bout de la nuit, qui récompense selon lui "la coopération européenne" en surmontant le blocage italien.

Après neuf heures de discussions, le compromis trouvé propose une "nouvelle approche" avec la création de "plateformes de débarquements" de migrants en dehors de l'UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, des "centres contrôlés" sont proposés, que les Etats membres mettraient en place "sur une base volontaire", et d'où une distinction serait faite "rapidement" entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d'asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire".