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MONDIAL-2018

Mondial-2018 : face à l'Argentine, les Bleus veulent enfin lancer leur tournoi

Les Bleus affrontent l'Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018.
Les Bleus affrontent l'Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018. Saeed Khan, AFP

Après les défaites de 1930 et de 1978, la France retrouve enfin l'Argentine en Coupe du monde, pour le compte des huitièmes de finale du Mondial-2018. Des Bleus qui, face à une Albiceleste convalescente, ont l'occasion de frapper un grand coup.

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envoyé spécial France 24 à Kazan (Russie)

Cette fois-ci, les approximations ne sont plus permises. Après un premier tour sérieux à défaut d'être emballant, l'équipe de France de football débute réellement sa Coupe du monde 2018, samedi 30 juin à 16 h, heure de Paris, sur la pelouse de la Kazan Arena. Un théâtre qu'elle connaît bien, pour y avoir battu de justesse l'Australie (2-1) en phase de groupes.

Si l'hémisphère sud est toujours au programme des Bleus à Kazan, c'est cette fois du très lourd qui se présente en face, pour le compte des huitièmes de finale : l'Argentine de Lionel Messi. Un grand nom du football qui devrait permettre à cette équipe de France d'enfin entrer dans son tournoi… ou d'en sortir prématurément.

Preuve de la tension qui entoure le match couperet de samedi, Didier Deschamps a annulé la mise en place tactique – à huis clos – du jeudi précédant le match, au stade Glebovets, préférant que ses Bleus s'entraînent au sein même de leur camp de base, à l'abri des regards indiscrets. Et 24 heures plus tard, bis repetita à Kazan, où l'entraînement sur la pelouse de la Kazan Arena a lui aussi été annulé, ou en tout cas déplacé dans un endroit plus hermétiquement fermé : le stade Centralny, une enceinte de 30 000 places autrefois dévolue au club phare de la ville, le Rubin Kazan, avant qu'il ne déménage dans celle qui accueillera le huitième de finale des Bleus, samedi.

Mystère autour du onze titulaire

Ce changement de programme intempestif et non motivé pourrait être également justifié par les intempéries de ces derniers jours au Tatarstan, des précipitations massives qui n'ont pas facilité le travail des jardiniers sur la pelouse de la Kazan Arena. Mais quel que soit l'état du gazon, une chose est certaine : pour la première fois depuis le début de ce Mondial-2018, aucune composition d'équipe n'a filtré et ne devrait être dévoilée avant la publication officielle de la Fifa, une heure avant le coup d'envoi.

Mais même sans connaître le onze de Deschamps, après trois matches joués dans ce tournoi, il est toutefois possible de tirer quelques enseignements des dynamiques observées. Cinq cadres parmi les joueurs de champ avaient été mis au repos lors de France - Danemark (0-0), et pas un seul remplaçant aligné n'est parvenu à se mettre en valeur.

Il y a donc fort à parier que le sélectionneur des Bleus, qui n'a pas caché sa satisfaction au terme du premier acte face au Pérou, reconduise un 4-2-3-1 avec Giroud en pointe. Grands perdants de cette hypothèse : Dembélé sur le front de l'attaque et Sidibé, qui n'a pas réussi à regagner sa place de numéro un dans la hiérarchie des latéraux droits.

En fait, sauf surprise, une seule véritable interrogation perdure : la présence ou non du latéral gauche Lucas Hernandez, tout de même pressenti pour débuter malgré une gêne physique au fessier qui l’a vu suivre un programme personnalisé jeudi, puis une séance écourtée vendredi.

Sampaoli paumé

Si, pour la première fois depuis le début de la compétition, la tension est réellement palpable dans le sillage des Bleus, difficile de ne pas en dire autant côté argentin. C'est en qualité de miraculée convalescente que s'avance l'Albiceleste, dont la qualification ne s'est jouée qu'à un but tardif de Rojo face au Nigeria (2-1), lors du troisième match de poule. Un sauvetage in extremis qui n'a toutefois pas effacé l'entrée en matière poussive de Messi et ses coéquipiers face à l'Islande (1-1), et surtout la leçon de football qu'ils ont reçue de la Croatie dans la foulée (3-0). Et l'une des images de ce Mondial restera celle du sélectionneur Jorge Sampaoli apostrophant Messi depuis la zone technique pour que la star de la star de l'équipe valide son coaching : "Pulga, Pulga, qu’est-ce que je fais ? Je fais rentrer le Kün ?".

Au vu des forces en présence, et une fois que l’on met de côté le prestige historique de l'adversaire, difficile de ne pas voir que les Bleus sont favoris de cette rencontre. Décimée, totalement dépendante de Messi, plombée par une défense aux abois et un Mascherano qui, en sentinelle, semble avoir accusé le poids des années, cette Argentine est malade depuis bien longtemps. Elle avait déjà arraché péniblement sa qualification lors de la toute dernière journée des éliminatoires AmSud, après une campagne catastrophique.

Sur le papier, le onze argentin a tout d'une machine de guerre ; dans les faits, c’est avec cette équipe là que Sampaoli galère depuis sa prise de fonction en 2017. Il n'est pas le premier à rencontrer des difficultés avec cette génération dorée, mais qui n'a toujours aucun titre à son actif (deux finales de Copa America perdues en 2015 et 2016, et surtout une finale de Coupe du monde en 2014). Et le naufrage défensif subi par l'Albiceleste face aux Croates n'incite guère à la confiance dans les rangs argentins.

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