Dans la presse

"Crimes contre l'humanité en Syrie : Lafarge complice ?"

Capture d'écran France 24

À la Une de la presse ce vendredi 29 juin : un sommet "décisif" pour l'Europe qui "tente d'éviter l'éclatement", la mise en examen "historique" du cimentier Lafarge pour crimes contre l'humanité pour ses activités en Syrie, et le Mexique qui s'apprête à amorcer un virage à gauche à l'issue des élections ce dimanche.

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À la Une du Figaro, "L’Europe tente d’éviter l’éclatement" à Bruxelles sur l’épineux dossier des migrants. Un accord sur le fil a été arraché cette nuit, alors que les dirigeants de l’Union sont "divisés comme jamais". Le bras de fer diplomatique dure depuis deux mois, -autour, notamment, de la question des navires transportant des migrants - et a mis en lumière la "fragilité inédite de la chancelière allemande". Face aux appels à la fermeture des frontières de Schengen de son allié de la CSU, cette dernière joue, selon le journal conservateur, "un numéro d’équilibriste difficile". "Comment la CDU et la CSU pourraient-elles s’entendre ?", s’interroge pour sa part Der Spiegel. Le ministre allemand de l’intérieur, Horst Seehofer, a lancé un ultimatum pour négocier un compromis européen d'ici au 1er juillet. Si cet objectif n'est pas rempli, la chancelière pourrait le limoger, ce qui mettrait fin à sa majorité. Une issue qui conduit la presse allemande à dramatiser les enjeux de ce sommet. Le Tagesspiegel rappelle à la Une cette phrase prononcée la veille par la chancelière devant le Bundestag : "Avec cette question migratoire c’est le destin de l’Europe qui se joue".

Libération, pour sa part, a choisi de mettre en Une la mise en examen du cimentier Lafarge pour crimes contre l’humanité en raison de la poursuite de ses activités en Syrie pendant la guerre. Une décision de justice jugée "historique" en France contre une société en tant que personne morale. "Le groupe est-il complice du groupe État islamique ?", s’interroge le quotidien.

Au Mexique, les élections générales ce dimanche devraient faire basculer le pays à gauche, et mettre fin à la traditionnelle alternance entre le parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et le Parti d’action nationale (PAN). L'actuel maire de Mexico, Andrès Manuel Lopez Obrador, surnommé AMLO, est crédité de 25 points d’avance. Il a fait campagne contre la corruption et le narcotrafic, les deux fléaux du Mexique. Libération relate la vague meurtrière qui a frappé dans l’État du Guerrero, principale zone de culture du pavot. Depuis le début de la campagne, au moins 130 élus et candidats ont été assassinés. L’Humanité observe que si AMLO est aussi populaire, c’est aussi parce qu’il promet « de remettre à sa place Donald Trump »…

 

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