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MONDIAL-2018

Mondial-2018 : les Bleus s'offrent l'Argentine de Messi et un billet pour les quarts

Avec un Mbappé de feu, les Bleus se sont offerts le scalp de Messi et consorts.
Avec un Mbappé de feu, les Bleus se sont offerts le scalp de Messi et consorts. Luis Acosta, AFP

Bousculés par l'Argentine, les Bleus ont fini par arracher leur qualification pour les quarts de finale du Mondial-2018 au terme d'un vrai combat, digne d'une Coupe du monde (4-3). Un succès forcément fondateur pour ce jeune groupe.

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On ne sait pas encore s’il ramèneront un trophée de leur campagne de Russie. Mais les Bleus, à défaut de triomphe, se sont offert une joute mémorable face à l’Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018. Un succès acquis au terme d'un féroce combat (4-3), de ceux qui forgent le caractère d'un groupe aussi jeune.

L'Albiceleste n'avait rien d'un épouvantail avant le coup d'envoi, mais le poids de l'histoire, du talent et de quelques 20 000 supporters dans les travées a suffi pour que Messi et consorts se mettent un peu au diapason et livrent une prestation acceptable. Ce qui l'est moins, en revanche, c'est le score final, qui devrait suffire à couper quelques têtes – notamment celle du sélectionneur Jorge Sampaoli – du côté est de la Cordillère des Andes.

Ces regrets que les Argentins traîneront durant quatre ans, les Bleus auraient pu en avoir, au vu du scénario de cette rencontre, tant ils ont eu l’opportunité de tuer le match d’entrée. Un premier acte qu’ils ont dominé de la tête et des épaules, ne pliant que sur une frappe lointaine et sublime de Di Maria (41e).

Avant ce coup de canon, les Bleus avaient rapidement ouvert le score grâce aux jambes de feu de Mbappé. Accroché dans la surface après un contre éclair de 60 mètres, il avait logiquement bénéficié d’un pénalty. Et Antoine Griezmann, qui avait touché la barre sur coup franc trois minutes plus tôt (9e), ne s'était pas fait prier pour convertir l'offrande (12e). Un réalisme que n'ont pas eu ensuite Pogba (19e), Griezmann (26e), Mbappé (31e) puis Giroud (39e), tous un moment en position de mettre le but du break avant que Di Maria ne relance les siens.

Mbappé, prestation majuscule

Une inefficacité que les Bleus ont un temps cru payer au prix fort, lorsqu'au retour des vestiaires, Mercado a dévié dans les buts une tentative de Messi pour donner l’avantage aux siens (48e). Menés, sonnés par l'ambiance, les Bleus ont un temps douté, avant de reprendre le contrôle des choses autour de l'heure de jeu. D'abord, c'est Pavard qui a remis les pendules à l'heure d'une demi-volée magistrale, qu'Armani n'a pu qu'accompagner dans ses filets (57e), avant que ne débute le show Mbappé.

Déjà brillant lors du premier acte, le Parisien s'est offert un doublé en quatre minutes. Le premier, il est allé le chercher en s'extirpant de la mêlée après un cafouillage dans la surface (64e) et le second, Giroud le lui a intelligemment servi sur un plateau à la conclusion d'un énième contre éclair (68e). Suffisant pour plomber l’ambiance de cette Kazan Arena bondée durant une grosse vingtaine de minutes.

Mais il faut croire que ces Bleus-là ont été piqués au vif par les critiques nées du manque de spectacle lors de leurs dernières sorties. Un but tardif d’Agüero (90e+3), qui a devancé la charnière française sur un long ballon, a suffi à redonner un ultime coup de fouet à une rencontre qui n’en avait pas franchement besoin. Une minute de rab' qui n'a pas permis à Messi d'accomplir un dernier miracle. Ce seront bel et bien les Bleus qui goûteront aux joies d'un quart de finale, le 6 juillet prochain à Nijni Novgorod. Et ce sera face à l'Uruguay ou au Portugal, autant dire un autre client sérieux.

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