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Syrie : l'opposition syrienne négocie avec la Russie pour Deraa

Bombardements sur la ville de Deraa, le 29 juin 2018.
Bombardements sur la ville de Deraa, le 29 juin 2018. Mohamad Abazeed, AFP

Des négociations sont en cours pour permettre à plusieurs localités rebelles du sud syrien de revenir sous contrôle du régime et échapper ainsi à l'offensive menée par l'armée contre les territoires insurgés.

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Les rebelles syriens ont entamé des négociations avec la Russie, alliée de Damas, au sujet d'un accord visant à restaurer la souveraineté du gouvernement de Bachar al-Assad dans les zones que les rebelles contrôlent dans la région de Deraa, ont annoncé samedi 30 juin des représentants des rebelles.

Les forces du pouvoir syrien, appuyées par les raids aériens de l'allié russe, poursuivent les opérations lancées le 19 juin contre les territoires rebelles de la province de Deraa, dans le sud du pays, considérée comme le berceau de la contestation antirégime de 2011. Les territoires insurgés dans le sud, qui bordent la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan en partie occupé par Israël, faisaient l'objet d'un cessez-le-feu négocié en juillet 2017 par Washington, Amman et Moscou.

Les explications de David Rigoulet-Roze, chercheur, spécialiste du Moyen-Orient

Des "accords de réconciliation"

Ces deux derniers jours, trois localités dans l'est de la province de Deraa ont fait l'objet d'un règlement, acceptant de passer sous contrôle gouvernemental, selon l'agence officielle Sana, qui précise que des dizaines de rebelles ont ainsi abandonné leurs armes lourdes.

L'agence fait état par ailleurs d'"informations" concernant quatre autres localités dans le sud de la province, où les combattants "ont accepté de remettre leurs armes (...) et d'entériner (un accord de) réconciliation".

Dans un pays ravagé depuis 2011 par une guerre meurtrière, le pouvoir a souvent recours à la même stratégie pour reconquérir les fiefs rebelles, bombardant et morcelant les fiefs insurgés pour les obliger à capituler. Un responsable militaire sur le terrain a affirmé à des journalistes que les combattants "n'ont pas d'autre choix que d'accepter la réconciliation ou d'attendre que l'armée ne vienne les écraser par la force".

"La plupart des groupes terroristes choisissent la réconciliation", a-t-il assuré, utilisant la terminologie du régime pour désigner les rebelles, lors d'une tournée pour les médias organisée par les autorités. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la tendance.

"Des pourparlers ont lieu entre les Russes et les factions rebelles, par l'intermédiaire de notables locaux dans huit localités de l'est de Deraa", a annoncé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Des agents de la police militaire russe dirigent ces négociations visant à aboutir à des accords de réconciliation", a-t-il ajouté, indiquant que "la tendance générale est d'accepter ces accords".

Depuis le début de son offensive il y a moins de deux semaines, l'armée syrienne a repris le contrôle de plusieurs villages situés dans l'est de la région de Deraa. Les villes d'Al-Gharia et de Dael ont accepté la souveraineté du régime de Damas, a rapporté samedi la télévision publique syrienne, précisant que les forces gouvernementales y avaient hissé le drapeau syrien.

Avec AFP et Reuters

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