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MONDIAL-2018

Mondial-2018 : le rêve se poursuit pour la "Sbornaïa", l'Espagne au tapis

Les Russes célèbrent leur qualification avec le public du stade Loujniki.
Les Russes célèbrent leur qualification avec le public du stade Loujniki. Yuri Cortez, AFP

Énorme sensation au stade Loujniki, où l'Espagne a buté durant deux heures sur la défense de la Russie, pour s'incliner aux tirs aux buts (1-1, 4 t.a.b. à 3). La Roja est éliminée du Mondial dès les 8es ; les Russes, eux, sont la surprise des quarts.

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envoyé spécial France 24 au stade Loujniki de Moscou (Russie)

Il est des rencontres sur lesquelles on pourrait disserter des heures, et d’autres dont le résultat se suffit à lui-même. Sur cette échelle qui s’étend peu ou prou, sur ce Mondial-2018, de l'éblouissant France - Argentine au pathétique Danemark - France, on ne retiendra de Russie - Espagne que le fait qu’il a été le théâtre de la première séance de tirs aux buts de cette Coupe du monde, un exercice qui a vu Iago Aspas craquer et condamner une bien triste Espagne, offrant au pays-hôte un quart de finale historique (1-1, 4 t.a.b. à 3).

Car si les Espagnols sont sortis vaincus d’une improbable loterie, c’est avant tout parce qu’ils ont été incapables de faire la différence dans le jeu, face à une Russie venue avec l’ambition de ne pas perdre avant tout. Un pari réussi qui lui a offert ce dont elle rêvait : une qualification pour les quarts de finale de son Mondial.

Dans cette rencontre, et face à la 70e nation au classement Fifa, l’Espagne a eu tout faux ou presque. En arrêtant de jouer après avoir ouvert le score sur un but contre son camp d'Ignachevitch (11e), les hommes de Fernando Hierro ont fini par payer l'addition en toute fin de premier acte, en concédant un pénalty transformé par Dziouba (41e).

Un Loujniki en fusion

Et derrière, durant près d’une heure et demie, ils ont buté, encore et toujours, sur le 5-4-1 dessiné par Cherchesov pour tenir le score. Un bloc soudé, très bas, qui a suffi à repousser les timides assauts ibériques, vaincus sans gloire au terme d’une bouillie de football et plus de 1 000 passes réussies, un record dans un Mondial. Comme en 2014 et en 2016, la Roja quitte donc un tournoi majeur sans avoir remporté la moindre rencontre à élimination directe. Un terrible déclin qui s’est matérialisé au son des "Rossiya ! Rossiya ! Rossiya !" scandés par les 78 000 supporters d’un stade Loujniki en fusion, tandis que la "Sbornaïa", héroïque, sortait victorieuse d’une sacrée purge.

Cent-vingt minutes de douleur au terme desquelles la Russie disputera donc le tout premier quart de finale de son histoire sous cette appellation. Le précédent, c’était lors de la Coupe du monde 1970 et l'URSS de Lev Yachine n’était pas allée plus loin. Difficile, tout de même, d’imaginer cette Sbornaïa se frayer un chemin jusqu’au dernier carré avec si peu d’ambition dans le jeu.

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