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Dans la presse

"Coalition allemande: procédure de divorce entamée ?"

France 24

A la une de la presse, ce lundi 2 juillet, les tensions au sein de la coalition dirigée par Angela Merkel, dont le ministre de l’Intérieur semble en passe de démissionner. Le discours pan-européen du patron de l’extrême-droite italienne, Matteo Salvini. L’entrée au Panthéon de l’ancienne présidente du parlement européen, Simone Veil. Et des nouvelles du Mondial de foot.

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A la une de la presse, ce matin, les tensions au sein de la coalition dirigée par Angela Merkel, dont le ministre de l’Intérieur menace de démissionner.

 

D’après son entourage, Horst Seehofer aurait aussi proposé de quitter la présidence de son parti, la CSU, en raison de son désaccord avec la chancelière sur la question des migrants. Mais pour le moment, rien n’a encore été officialisé. D’après le site du journal Bild, Horst Seehofer aurait finalement décidé de «reporter sa décision», suspendue à d’ultimes négociations avec la CDU, dans les heures et peut-être même les jours qui viennent. Démission ou pas démission? La CSU est-elle réellement prête à faire voler en éclats la coalition? «Quel drame, quelle mise en scène», critique le Hamburger Morgenpost, qui affirme, pour sa part, que le ministre de l’Intérieur, soumis à la pression de l’AfD, l’extrême-droite allemande, a bel et bien entamé «la procédure de divorce» avec Angela Merkel. Cette analyse est partagée par le Rheinische Post, qui annonce que la chancelière est «dos au mur», et que la coalition est «en danger».

 

La brouille entre la chancelière et son ministre de l’intérieur, c’est à voir aussi en dessins. Dans celui de Willem pour Libération, la chancelière et le patron de la CSU tentent tous deux de prendre le volant d’une voiture, chacun cherchant à imposer sa direction, au risque de laisser la sacro-sainte «Auto» allemande à l’arrêt. Angela Merkel va-t-elle réussir à se sortir de cette crise? Les ennuis s’accumulent. A voir aussi avec le dessin de Chappatte. Dossier des migrants, coalition menacée, scandale du diesel… un contexte morose auquel est venue s’ajouter l’élimination de l’Allemagne en Coupe du monde. Vu sur Twitter.

 

Les soucis de la chancelière sont scrutés de près par ses partenaires européens. «C’est comme si le pessimisme et le dénigrement avaient franchi le Rhin», observe avec une sorte de «joie mauvaise» Le Figaro, qui juge que «ce qui se passe aujourd’hui à Berlin est un avertissement pour Angela Merkel autant que pour ses pairs de l’UE», et que «sur les dossiers brûlants comme la politique migratoire, la politique des «petits pas» de la chancelière n’est plus possible». «Sous peine d’être totalement dépassés, les dirigeants européens doivent vite allonger la foulée», écrit le journal. «Angela risque gros», titre Il Fatto Quotidiano, en résumant ainsi la situation allemande: «le patron de la CSU rejette l’accord (du dernier Conseil européen) sur le réfugiés, et met la survie de la coalition dans la balance».

L’Italie, où le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a lancé hier soir l’idée d’une «Ligue des Ligues» en Europe. A l’occasion du rassemblement annuel de son parti, le patron de la Ligue d’extrême-droite a dit vouloir rassembler les mouvements «qui veulent défendre leurs frontières», d’après Le Monde. Matteo Salvini a aussi prédit que les élections européennes de mai prochain seraient «un référendum entre l’élite, le monde de la finance et celui du travail réel, entre une Europe sans frontières avec une immigration de masse, et une Europe qui protège ses citoyens».

 

On est très loin, ici, de la vision de l’Europe défendue par l’ancienne déportée et ancienne ministre Simone Veil, entrée hier au Panthéon. La presse française relève la coïncidence entre l’hommage qui lui a été rendu et la poussée de l’extrême-droite en Europe, notamment Libération, qui cite le discours d’Emmanuel Macron et la façon dont le président a évoqué hier l’engagement de l’ancienne présidente du Parlement européen, «par réalisme, non par idéalisme ; par expérience, non par idéologie; par lucidité, non par naïveté». «A défaut de nouveaux arguments pour déjouer l’euro-défaitisme ambiant», Emmanuel Macron insiste sur le fait que Simone Veil «entre au Panthéon pour être la mémoire d’une Europe de paix», observent Les Echos. «Veil est la boussole. Macron cherche le chemin».

 

Un mot du Mondial, pour terminer. Hier, la Russie a éliminé l’Espagne aux tirs aux buts, en huitième de finale. Propriété d’un homme d’affaires russe, le quotidien britannique The Independent salue «la magie de Moscou», qui a permis à la Russie de défaire l’Espagne. A la une, des fans russes fêtant la qualification « surprise » de leur équipe en quarts de finale. Côté espagnol, ça n’est évidemment pas du tout la même limonade. «Adios Mundial», «adieu le Mondial», titre ABC, en évoquant une équipe espagnole «impuissante», et une compétition «frustrante», entravée par le limogeage de l’entraîneur Julen Lopetegui, deux jours avant le début du Mondial. «On rentre à la maison», annonce Marca – très remonté, visiblement, contre cette équipe «sans vitesse, sans profondeur, sans âme ni joie, à la domination stérile». Aïe…

 

Nos voisins espagnols qu’on va tenter de dérider un peu avec cette info du Parisien, qui nous apprend que deux chercheurs ont réussi à reconstituer le «vrai» visage de Jules César grâce à deux sculptures - personnellement je préfère celui d’Astérix et Obélix.

 

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