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Attentat déjoué en France : Vienne demande la levée de l'immunité du diplomate iranien arrêté

La ministre des Affaires étrangères autrichienne Karin Kneissel, en mars 2018.
La ministre des Affaires étrangères autrichienne Karin Kneissel, en mars 2018. Attila Kisbenedek, AFP

Vienne a demandé à Téhéran, lundi, de lever l'immunité du diplomate en poste à l'ambassade d'Iran en Autriche. Il est suspecté d'être impliqué dans un projet d'attentat déjoué contre un rassemblement de l'opposition iranienne, samedi, près de Paris.

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L'enquête se poursuit dans le cadre de l'attentat déjoué en France le 30 juin. Le ministère des Affaires étrangères autrichien a demandé, mardi 3 juillet, à l'Iran "de lever l'immunité" du diplomate iranien basé en Autriche et interpellé en Allemagne.

Ce dernier est soupçonné d'avoir commandité l'attaque à la bombe déjouée samedi à Villepinte, près de Paris, lors d'un rassemblement organisé par les Moudjahidines du peuple iranien (MEK), un parti d'opposition fondé en 1965 et interdit par Téhéran depuis 1981. Un couple de Belges d'origine iranienne avait également été interpellé à Bruxelles en possession de 500 grammes de TATP, explosif artisanal très instable, et d'un "mécanisme de mise à feu".

"Principal planificateur"

Environ 25 000 personnes ont assisté à cette réunion des Moudjahidines du peuple iranien. Deux personnalités proches du président américain Donald Trump, l'ancien président de la chambre des représentants Newt Gingrich et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, y ont pris part.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), entité proche des Moudjahidines du peuple, avait affirmé, lundi, que "le diplomate du régime des mollahs en Autriche arrêté en Allemagne [...] s'appelle Assadollah Assadi" et l'accuse d'avoir été le "commanditaire" et "principal planificateur" de l'attentat qui visait le rassemblement de Villepinte. Selon le site du ministère autrichien des Affaires étrangères, il occupe le poste de troisième conseiller à l'ambassade d'Iran.

De son côté, l'Iran a déclaré y voir une machination, au moment où le président iranien Hassan Rohani se trouve en Europe pour discuter de coopération entre Européens et Iraniens à la suite du retrait américain de l'accord sur le nucléaire conclu en 2015. Après une étape en Suisse jusqu'à mardi, Hassan Rohani sera mercredi à Vienne où il rencontrera les chefs d'État et de gouvernement.

Avec AFP

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