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Des victimes du 13-Novembre déposent un recours contre l'État

Huit militaires étaient présents le soir de l'attentat au Bataclan, mais avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir.
Huit militaires étaient présents le soir de l'attentat au Bataclan, mais avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir. AFP, archive

Des victimes des attentats du 13-Novembre ou leurs familles ont formé un recours contre l'État, mercredi, devant le tribunal administratif de Paris pour notamment dénoncer la non intervention des militaires présentes près du Bataclan ce soir là.

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Y a-t-il eu dysfonctionnement de la part de l'État ? Une plainte a été déposée contre l'État, mercredi 4 juillet, devant le tribunal administratif de Paris par 17 victimes et proches de victimes des attentats du 13-novembre 2015.

Représentés pour la plupart par l'avocate Samia Maktouf, les plaignants dénoncent notamment la non intervention des militaires de la force Sentinelle présentes près du Bataclan au moment de l'attentat.

Cette accusation, portée devant le tribunal administratif, intervient après le dépôt de plainte au pénal en juin : une plainte contre X pour "non-assistance à personne en péril" avait alors été déposée.

"Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l'opération Sentinelle présents devant le Bataclan, d'intervenir. Nous voulons une réponse précise", a alors expliqué à l'AFP Samia Maktouf.

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"On leur a interdit une intervention physique, c'est-à-dire de rentrer [dans le Bataclan], mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers", a-t-elle affirmé, estimant qu'"on n'aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes, mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort".

"Pas en zone de guerre"

Le soir du 13 novembre, alors que la prise d'otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s'étaient retrouvés parmi les premières forces de l'ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne.

Dans un rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l'autorisation de les faire intervenir afin "d'atteindre le terroriste embusqué derrière l'issue de secours".

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"Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris : 'Négatif, vous n'engagez pas les militaires, on n'est pas en zone de guerre'. L'un des militaires lui aurait également indiqué qu'il ne pourrait engager le feu, faute d'avoir reçu un ordre en ce sens", décrit le rapport.

Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. "Sa réponse a été aussi froide et violente qu'inacceptable : 'Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes'", affirment les avocats dans un communiqué commun.

Avec AFP

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