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Afrique

Le sac en plastique, la nouvelle cible des jihadistes shebab

© Seyllou, AFP | La pollution des sacs plastiques est un véritable fléau en Afrique, comme le montre cette photo prise à Dakar, Sénégal, le 2 juin 2018.

Texte par Romain HOUEIX

Dernière modification : 05/07/2018

Les Shebab, combattants islamistes somaliens, ont décrété le 1er juillet l'interdiction des sacs en plastique dans les régions sous leur contrôle. Ce n'est pas la première fois qu'un groupe affilié à Al-Qaïda s'engage en matière d'environnement.

Si elle n’émanait pas d’une organisation terroriste, l'initiative écologique serait applaudie. Les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, ont décrété, dimanche 1er juillet, l'interdiction totale des sacs en plastique non réutilisables dans les zones qu'ils contrôlent dans le sud de la Somalie. L'information, diffusée sur la radio Andalus qui relaye la propagande du groupe, a été repérée par la BBC.

Ces sacs en plastique "représentent une menace sérieuse pour la santé des hommes et du bétail", a détaillé Mohammed Abu Abdullah, le gouverneur shebab de la région de Jubaland sur Radio Andalus.

Les Shebab, qui ont juré la perte du fragile gouvernement somalien, ont donc complété une longue liste d’interdictions déjà en vigueur dans "leurs" territoires : la musique, le cinéma, les antennes paraboliques, les associations humanitaires.

Affiliés à Al-Qaïda depuis 2012, les Shebab, qui ont été chassés de Mogadiscio en août 2011, contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides contre les civils et les militaires, comme à Mogadiscio en février 2018.

Un problème qui est pris au sérieux en Afrique

Selon les chiffres de l'ONU, 4,4 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les mers et océans chaque année en Afrique. Certains pays du continent ont d’ailleurs pris le taureau par les cornes et en ont banni l’usage. Le Maroc, le Rwanda, le Kenya ou encore le Bénin ont pris des mesures en ce sens.

L'ONU a tiré la sonnette d'alarme à l'occasion, le 5 juin, de la Journée mondiale de l’environnement placée sous le signe de la lutte contre le plastique. Le secrétaire général Antonio Guterres a appelé à renoncer à ces produits qui, charriés par les cours d'eau, se rassemblent pour donner ce qui est désormais considéré comme le "septième continent".

 

Al-Qaida et l'environnement, une vieille histoire

Ce n'est pas la première fois qu'un groupe jihadiste affiche de surprenantes positions écologistes. Oussama Ben Laden lui-même avait fait part de ses inquiétudes en la matière. Dans des lettres écrites par le leader islamiste et déclassifiés en 2016, il avait été révélé que l'ancien chef d'Al-Qaïda espérait que le peuple américain oblige Barack Obama "à prendre des décisions rationnelles pour protéger l’humanité contre ces gaz à effet de serre qui menacent notre destinée". Les documents avaient été authentifiés et datés du début de mandat d'Obama.

>> À lire aussi sur Mashable FR : Des documents révèlent que le changement climatique inquiétait Ben Laden

Cependant, il semble que les efforts du président américain en la matière n'aient pas été jugés suffisants par l'organisation terroriste. En 2016, la branche yéménite d’Al-Qaïda avait fustigé le plan de lutte contre le réchauffement climatique de l'ex-chef d'État.

En 2017, en Afghanistan, le dirigeant taliban Hibatullah Akhundzad a annoncé qu'il fallait que la population plante davantage d'arbres. "Ils jouent un rôle important dans la protection de l’environnement, le développement économique, l’embellissement de la Terre et honorent Allah", avait-il justifié, rappelle The Independent
 

Première publication : 05/07/2018

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