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NBA : après 17 ans, Tony Parker quitte les Spurs pour les Hornets

Tony Parker, avant le quatrième match des quarts de finale de la Conférence Ouest contre les Golden State Warriors, le 22 avril 2018 au Texas.
Tony Parker, avant le quatrième match des quarts de finale de la Conférence Ouest contre les Golden State Warriors, le 22 avril 2018 au Texas. Mark Sobhani, AFP

Après 17 saisons et quatre titres NBA, Tony Parker quitte les Spurs de San Antonio pour les Charlotte Hornets, où il retrouvera son compatriote Nicolas Batum. La fin d'une époque.

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Ils étaient déjà partenaires en affaires, vu qu'ils sont tous deux actionnaires du club français de basket de Villeurbanne, les voilà désormais partenaires en NBA : Tony Parker, qui a signé pour deux saisons et dix millions de dollars, et Nicolas Batum porteront les couleurs des Hornets pour la saison 2018-2019.

C'est d'ailleurs 'Batman' qui avait vendu la mèche un peu plus tôt dans la journée, avec un tweet transparent, accompagné de deux drapeaux français : "Numéro 9, je te vois bientôt à Buzz City, mon frère."

"Ça n'a pas été une décision facile à prendre. J'ai vraiment hésité, c'est pour cela que j'ai pris mon temps. Tout le monde connaît mon amour pour les Spurs, mon club. Mais je suis excité aussi par ce nouveau challenge avec Charlotte", a confié Tony Parker au quotidien L'Équipe.

"Sa passion, son implication, son envie"

Dans le Texas, "TP" laissera une place indélébile après avoir formé un "Big Three" de légende, quadruple champion NBA (2003, 2005, 2007 et 2014), aux côtés de Manu Ginobili et Tim Duncan. Parker était même devenu, en 2007, le premier Européen de l'histoire à remporter le titre de MVP des Finales NBA. Son entraîneur Gregg Popovich n'a pas caché son émotion en annonçant son départ sur Twitter.

"C'est difficile de mettre en mot à quel point Tony Parker a été important pour les Spurs ces deux dernières décennies. TP nous a impressionnés et inspirés, jour après jour, match après match, saison après saison, avec sa passion, son implication et son envie", a-t-il notamment écrit.

Mais dans le collectif mis en place par le coach, le "Frenchy" avait récemment vu son importance diminuer au profit du jeune Dejounte Murray (21 ans). Il faut dire que, à 36 ans, "TP" n'est plus aussi souverain : il vient même de signer la pire saison statistique de sa carrière (à peine plus de 7 points de moyenne par match) alors que les Spurs ont été éliminés au premier tour des play-offs par les Golden State Warriors, futurs champions.

Malgré tout, San Antonio était disposé à conserver Parker, drafté en 28e position en 2001, et des discussions avaient même été ouvertes en ce sens.

Devant l'intérêt des Denver Nuggets et des Hornets, donc, le Français a longtemps hésité avant de rejoindre Michael Jordan, propriétaire de la franchise de Charlotte et idole de jeunesse. "J'ai un peu l'impression de boucler la boucle. C'est lui qui m'a inspiré pour devenir qui je suis aujourd'hui", a-t-il expliqué.

Et puis l'occasion de retrouver son ami  Nicolas Batum ainsi que James Borrego, ancien adjoint de Popovich aux Spurs, était trop belle. "Jordan, JB et Nico ont fait pencher la balance. Nico, c'est comme mon petit frère. Je suis super excité de jouer en NBA avec lui !", s'est emballé Parker, qui arrive dans la rotation des Hornets avec un rôle déjà écrit, celui de back up du meneur et capitaine Kemba Walker.

Absents des playoffs depuis 2016, les Hornets comptent donc sur l'expérience de "TP" pour faire franchir un palier à une franchise qui avait terminé à une bien pâle 10e place (36-46) à l'Est.

Charge au numéro 9 français de montrer que, à 36 ans, il en a toujours sous la semelle. Avant, sans doute, de voir son maillot s'élever au plafond de l'AT&T Center de San Antonio.

Avec AFP

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