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MONDIAL-2018

Mondial-2018 : victorieux face aux Belges, les Bleus s’offrent une finale

Les Bleus sont en finale de la Coupe du monde 2018.
Les Bleus sont en finale de la Coupe du monde 2018. Gabriel Bouys, AFP

Au terme d’une demie étouffante face à une Belgique toujours aussi dangereuse, l’équipe de France est parvenue à décrocher son billet pour la finale du Mondial-2018 (1-0). Une qualification arrachée sur tête d'Umtiti en début de deuxième période.

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envoyé spécial France 24 à Saint-Pétersbourg (Russie)

Rien ou presque ne résiste à ces Bleus. Même menée par l’immense Eden Hazard, la Belgique l’a constaté elle aussi, en pliant face aux Bleus en demi-finale de la Coupe du monde 2018. Une défaite 1 à 0 face aux hommes de Didier Deschamps, qui a ouvert à cette équipe de France les portes de la grande histoire du football hexagonal : comme ses glorieux aînés de 1998 et 2006, la génération Pogba-Griezmann-Mbappé aura elle aussi droit à sa finale au sommet du football. Ce sera dimanche 15 juillet, face au vainqueur de l’autre demi-finale entre la Croatie et l’Angleterre.

Face aux Diables rouges, les Bleus n’ont pas survolé les débats, mais ils ont une nouvelle fois su trouver la faille au meilleur moment. Et c’est d’un coup de casque que la lumière est venue, au premier poteau d’un corner frappé par Griezmann. Bien inspiré, Umtiti a surgi pour tromper Courtois, juste sous le regard d’un kop français enfin visible dans les travées.

Car c’est l’autre enseignement de la soirée : pour la première fois de ce mondial, les Bleus n’avaient pas le sentiment de jouer à l’extérieur. Les supporters français étaient même en léger surnombre (environ 2 000 contre 1 300 Belges), et leur soutien n’a pas manqué de porter les Bleus dans les moments les plus compliqués.

Et il y en a eu. Dans le premier quart d’heure, notamment, alors que les Bleus ne voyaient pas le jour au milieu de terrain, écrasés sous le talent des Witsel, Fellaini et Hazard. Le dernier, en bon leader, a été le premier à frapper pour les siens, mais sa première frappe, trop croisée, n’a pas trouvé le cadre (15e). La deuxième, quelques minutes plus tard, a vu le cadre se dérober grâce à une intervention in extremis de Varane (19e).

Umtiti en héros

Fellaini (20e) et Alderweireld (22e), eux, ont ensuite subi la loi d’un Hugo Lloris retrouvé depuis le début de ce mondial et qui s’est offert quelques parades somptueuses. Puis, comme très souvent depuis le début de cette compétition, le diesel a fini par se mettre en température. Après une grosse vingtaine de minutes compliquées, les Français ont fini par retrouver un peu de justesse. Par trois fois, Giroud a eu l’opportunité de débloquer son compteur (23e, 31e, 34e), mais il a confirmé par sa maladresse qu’il était bien plus infatigable que chirurgical. Pavard, lui, a un temps pensé revivre la soirée argentine des huitièmes, mais sa tentative a trouvé les gants de Courtois juste avant la pause (40e). Un mauvais choix puisqu’il était alors en angle fermé et que deux de ses coéquipiers attendaient la gonfle aux six mètres.

Qu’importe, puisqu’au retour des vestiaires, Umtiti a donc fini par débloquer la situation, coupant la dynamique des Diables rouges qui avaient, semble-t-il, profité à 100 % du repos. Il leur a finalement manqué plus de physique que de concentration, ce qui les a condamnés à courir après le score durant une grosse quarantaine de minutes.

Et derrière, un schéma attendu d’attaque-défense, un bloc bleu très bas, des Belges multipliant les incursions avec trop de maladresses et des Français incapables de porter le coup de grâce en contre. Le cocktail parfait pour une fin de match irrespirable. Et puis après six longues minutes d’arrêts de jeu, l’explosion de joie des Bleus et de leurs supporters. Pour la troisième fois en vingt ans, la France aura donc l’opportunité de disputer une finale de Coupe du monde. Et si l’on ajoute à ce palmarès le triomphe de l’Euro-2000 et la finale continentale perdue en 2016 face au Portugal, le football français peut s’enorgueillir d’avoir connu deux décennies absolument historiques, que la victoire soit ou non au bout. 

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