Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Quelle réponse de l'Iran après l'attentat d'Ahvaz ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Harkis, une si longue attente"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Élysée enlisé dans la parodie

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie : le cap Bon sous les eaux

En savoir plus

FOCUS

L'IVG en Allemagne, un parcours de combattante

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Michael Barenboim recherche "le dialogue des œuvres les unes avec les autres"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Nous avons essayé de comprendre s'il existe une identité européenne"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : un hommage national aux harkis le 25 septembre

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Quelles solutions pour la crise financière de l'UNRWA ?

En savoir plus

Amériques

États-Unis : Donald Trump nomme le juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême

© Saul Loeb, AFP | Le juge Brett Kavanaugh donne un discours à la Maison Blanche après sa nomination, lundi 9 juillet 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/07/2018

Le président américain Donald Trump a nommé, lundi soir, le juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême, en remplacement du juge démissionnaire Anthony Kennedy. Le Sénat doit désormais le confirmer à cette position.

Sans surprise, Donald Trump a choisi un conservateur pour la Cour suprême. "Ce soir, j'ai l'honneur et le privilège d'annoncer que je nomme à la Cour suprême des États-Unis Brett Kavanaugh", un juge "aux références impeccables", a déclaré le président des États-Unis, lundi 9 juillet, au terme d'un suspense savamment orchestré par la Maison Blanche.

Brett Kavanaugh s'est dit "profondément honoré" d'avoir été choisi pour devenir le neuvième juge de la plus haute institution des États-Unis. "Un juge doit être indépendant et doit interpréter la loi, et non pas faire la loi", a-t-il assuré lors d'une courte allocution, devant ses parents à qui il a rendu hommage.

Brett Kavanaugh remercie Donald Trump pour sa nomination

Ancien conseiller de Bush

Âgé de 53 ans, Brett Kavanaugh est membre de la Cour d'appel du district de Columbia depuis 2006. Conseiller de la Maison Blanche sous la présidence Bush, il a travaillé pour le compte de Kenneth Starr, avocat qui a enquêté sur l'ancien président démocrate Bill Clinton dans les années 1990.

Si le Sénat confirme sa nomination, Brett Kavanaugh remplacera Anthony Kennedy, 81 ans, qui a annoncé fin juin qu'il souhaitait prendre sa retraite.

>> À lire aussi : Départ du doyen de la Cour suprême : "C’est dramatique pour le droit à l’avortement"

Début 2017 le président américain avait déjà eu l'occasion de promouvoir à la haute instance un juge conservateur, Neil Gorsuch. Avec Brett Kavanaugh, la juridiction chargée de veiller à la constitutionnalité des lois comptera une solide majorité de cinq membres conservateurs, contre quatre progressistes. Ce rapport de force devrait permettre de sabrer les velléités locales de réglementer les armes à feu, donner des gages aux chrétiens conservateurs, conforter les partisans de la peine de mort, appuyer les lobbys patronaux et s'opposer à un plafonnement des financements électoraux.

Un vote sous tension au Sénat

Le juge Kavanaugh doit désormais être confirmé par un vote du Sénat. Donald Trump veut agir vite et profiter de la courte majorité républicaine à la chambre haute du Congrès, avant les élections risquées de mi-mandat en novembre.

Exaspérés que Donald Trump puisse ainsi marquer durablement de son empreinte la Cour suprême, l'opposition démocrate entend se mobiliser lors du vote de confirmation. Quelques élus républicains modérés ont aussi prévenu qu'ils n'endosseraient pas automatiquement le juge Kavanaugh. "Je compte vérifier de très près et avec soin le candidat nommé par le président", a promis la sénatrice républicaine Susan Collins.

Les juges de la Cour suprême siégeant souvent des décennies, l'enjeu est énorme.  Le juge Kennedy, 81 ans, a joué un rôle pivot : conservateur sur des sujets comme les armes à feu ou le financement électoral, il a été plus progressiste sur des thèmes comme l'avortement, la discrimination positive ou le mariage homosexuel. Son départ était vivement redouté par les démocrates, qui craignent par ailleurs une défaillance de la doyenne de la Cour, la magistrate progressiste Ruth Bader Ginsburg, qui siège encore à 85 ans.

Sans Kennedy et avec Kavanaugh, beaucoup considèrent désormais qu'un réel danger plane sur divers acquis sociaux, comme le droit à l'avortement, qui remonte à un arrêt historique de la Cour suprême, Roe v. Wade, en 1973. "Cette nomination peut mettre en danger le droit à l'IVG, qui a bénéficié depuis plus de quatre décennies à des millions de femmes et de familles", a réagi lundi l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

Avec AFP et Reuters

Première publication : 10/07/2018

  • ÉTATS-UNIS

    Départ du doyen de la Cour suprême : "C’est dramatique pour le droit à l’avortement"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    La retraite du doyen de la Cour suprême, une aubaine pour Trump

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Anthony Kennedy, juge à la Cour suprême américaine, prend sa retraite

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)