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Premier tête-à-tête attendu entre Trump et Poutine à Helsinki

Donald Trump et Vladimir Poutine au Vietnam, le 11 novembre 2017.
Donald Trump et Vladimir Poutine au Vietnam, le 11 novembre 2017. Mikhail Klimentyev, AFP

Le président américain et son homologue russe se retrouvent ce lundi à Helsinki pour leur premier sommet bilatéral en forme de danger potentiel pour Trump et de victoire géopolitique pour Poutine.

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L’heure du face à face a sonné. Après plusieurs mois à s'échanger des compliments à distance, le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine tiennent leur premier sommet, lundi 16 juillet, dans la capitale finlandaise Helsinki.

Ni Washington ni Moscou n'attendent d'avancée majeure lors de ces discussions, qui devraient avant tout permettre aux deux chefs d'Etat d'échanger des paroles chaleureuses et de s'accorder pour restaurer les relations américano-russes. Peut-être Trump et Poutine, qui ont l'un et l'autre souligné réciproquement leurs qualités de dirigeants, accepteront-ils le retour des diplomates expulsés en lien avec la tentative d'assassinat contre l'ex-agent russe Sergueï Skripal en mars. Washington avait ordonné l'expulsion de 60 diplomates russes et la fermeture du consulat russe à Seattle. Moscou avait riposté en expulsant un nombre identique de diplomates américains et la fermeture du consulat général américain a Saint-Pétersbourg.

D'un point de vue russe, la tenue du sommet est en elle-même une victoire géopolitique pour Vladimir Poutine, car elle montre que Washington reconnaît Moscou comme une grande puissance dont il faut prendre en compte les intérêts.

Soupçons d'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016

Pour Donald Trump, cette rencontre présente des risques en matière de politique domestique, alors que le procureur spécial Robert Mueller enquête sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et sur une possible collusion entre la campagne Trump et Moscou.

Le sommet intervient d’ailleurs trois jours après qu'un grand jury américain a inculpé 12 membres des services de renseignement russes pour avoir piraté les systèmes informatiques d'Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle de 2016. Donald Trump, qui quelques heures plus tôt avait qualifié l'enquête de Mueller de "chasse aux sorcières biaisée" et nuisible pour les relations avec la Russie, a promis vendredi d'aborder "fermement" le sujet avec Poutine à Helsinki.

Alliés de Washington et politiciens américains sont de leur côté inquiets de ce que Donald Trump pourrait dire ou des concessions qu'il pourrait faire lors du sommet, après une semaine polémique en Europe. Les Européens craignent pour leur part que les États-Unis rompent avec la solidarité occidentale en se rapprochant de la Russie. De nombreux politiciens occidentaux reprochent à la Russie l'annexion de la Crimée en 2014, son soutien aux séparatistes en Ukraine et son soutien au régime syrien de Bachar al-Assad.

Avec Reuters

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