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L'intelligence artificielle pourrait créer autant d'emplois qu'elle en supprimera, selon une étude

Kiyoshi Ota/Bloomberg via Getty Images

Selon une étude PwC, la démocratisation de l'intelligence artificielle va certes supprimer des emplois, mais elle va aussi en générer.

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C'est l'une des craintes que l'on entend le plus souvent à propos du déploiement à venir de l'intelligence artificielle : demain, certains emplois risquent-ils d'être supprimés ?

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Selon une étude britannique menée par le cabinet PwC, "l'IA ne va pas créer de chômage technologique puisqu'elle pourrait supprimer et créer un nombre équivalent d'emplois". L'étude prédit une disparition de 7 millions d'emplois, mais aussi l'apparition de 7,2 millions d'autres – ce qui représenterait donc une augmentation d'emplois. Toujours d'après le même document, ce sont les secteurs du transport et de l'industrie manufacturière qui pourraient être les plus touchés par la démocratisation de l'IA. En revanche, les domaines de la santé et de l'éducation pourraient bien être avantagés par l'IA.

"Les nouvelles technologies majeures, des machines à vapeur aux ordinateurs, déplacent certains emplois existants mais génèrent également des gains de productivité importants, ce qui a pour conséquence de réduire les prix et augmenter les revenus réels et les dépenses. Cette situation crée un besoin supplémentaire de travailleurs", a analysé John Hawksworth, économiste en chef chez PwC, dans un communiqué.

Une mobilité professionnelle qui ne coule pas de source

Des emplois supprimés par ci, des emplois créés par là... Tout va bien dans le meilleur des mondes ? Pas nécessairement, si l'on prend le temps de rappeler que les profils potentiellement touchés par l'automatisation des tâches ne sont pas forcément ceux qui seront recherchés dans les nouvelles offres d'emplois engendrées par la généralisation de l'IA.

Rendu en mars 2018, le rapport de Cédric Villani sur l'intelligence artificielle prévoit à ce titre que pour préparer le marché de l'emploi à cette transition technologique, il faudra "tripler le nombre de personnes formées à l’IA d’ici 2020" en créant de nouveaux cursus dédiés à l’IA. Le député LREM et mathématicien préconise également la création d'un "Lab public de la transformation du travail" afin de réfléchir aux modifications de nos façons de travailler. Pour sûr, réfléchir à agrandir le nombre de candidats aux métiers de l'IA représente un vaste chantier. D'ici là, l'entrepreneur Anthony Goldbloom nous invite à nous rassurer : les travailleurs ont encore un peu de temps devant eux avant d'être bons à jeter, comme il l'explique dans son éclairant TED Talk.

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