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La justice espagnole retire les mandats d'arrêt internationaux contre Puigdemont

Des manifestants avec des portraits des leaders catalans en prison ou en exil, le 14 juillet à Barcelone.
Des manifestants avec des portraits des leaders catalans en prison ou en exil, le 14 juillet à Barcelone. Josep Lago, AFP

Le juge espagnol chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne a retiré les mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-président catalan Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants indépendantistes ayant fui à l'étranger.

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L'ex-président catalan Carles Puigdemont et cinq autres dirigeants indépendantistes sont désormais libres de se déplacer à l’étranger sans courir le risque d'être arrêtés et extradés. Le juge espagnol chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre dernier a en effet retiré jeudi 19 juillet les mandats d'arrêt européens et internationaux contre eux. Ils seraient en revanche incarcérés s'ils revenaient en Espagne où le mandat d'arrêt est toujours en cours.

Ce retrait intervient après la décision, il y a une semaine, de la justice allemande de n'autoriser l'extradition de Carles Puigdemont vers l'Espagne que pour le chef d'inculpation de malversation et non pour rébellion, un délit passible de 25 ans de réclusion. Dans son arrêt rendu public jeudi, le juge Pablo Llarena dit refuser l'extradition de l'ex-président catalan pour ce seul chef de malversation.

"Rester prudents"

L'incertitude demeure toutefois sur la suite de la procédure, le juge Llarena ayant déjà retiré un premier mandat d'arrêt international contre ces indépendantistes en décembre avant de le réactiver fin mars. "Si nous accueillons positivement cette annonce, nous devons aussi rester prudents jusqu'à ce que le gouvernement espagnol nous garantisse que c'est la fin de l'affaire", a d'ailleurs réagi Aamer Anwar, l'avocat de Clara Ponsati, l’ancienne dirigeante catalane, exilée en Ecosse.

Carles Puigdemont, recherché par la justice espagnole après avoir proclamé l'indépendance de la Catalogne en octobre dernier, s'était pour sa part réfugié à Bruxelles. Il a été arrêté en mars au Schleswig-Holstein, dans le nord de l'Allemagne, alors qu'il revenait d'une réunion au Danemark.

Début avril, le tribunal du Schleswig-Holstein a autorisé sa remise en liberté moyennant le versement d'une caution de 75 000 euros.

Avec AFP

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