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FRANCE

Affaire Benalla : Macron sous pression, une commission d'enquête mise en place

© Christophe Archambault, AFP | Emmanuel Macron accompagné par Alexandre Benalla lors d'un déplacement au Touquet en juin 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/07/2018

Alors que l’Élysée fait face à un feu roulant de critiques depuis la mise au jour de l'affaire Benalla, la commission des Lois de l'Assemblée se dote de pouvoirs d'enquête. Une audition du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est prévue.

La commission des Lois de l'Assemblée nationale va se doter des prérogatives d'une commission d'enquête après les révélations sur un collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, accusé de violences lors de manifestations le 1er mai, selon la décision actée jeudi 19 juillet conformément à l'annonce de la présidence de l'Assemblée.

La présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LREM), sera corapporteure de ces travaux, avec le député LR Guillaume Larrivé, et auxquels sera associé le bureau de la commission, a-t-il été tranché à l'unanimité dans la soirée en présence de la presse. Les pouvoirs d'enquête, conférés pour un mois, porteront sur "les événements survenus à l'occasion de la manifestation du 1er mai".

Gérard Collomb entendu en début de semaine

Le programme des auditions, à huis clos sauf exceptions, sera fixé vendredi par le bureau de la commission, avec l'objectif notamment d'entendre le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dès lundi ou mardi, de source parlementaire.

La décision sur une commission d'enquête, réclamée depuis des heures par les oppositions, a été prise "sur proposition du président de l'Assemblée nationale et en accord avec les présidents de l'ensemble des groupes" lors d'une réunion convoquée en urgence, après plusieurs heures chaotiques où l'affaire Benalla a parasité les débats constitutionnels. Dans un premier temps, LREM avait opposé une fin de non recevoir aux demandes de commission d'enquête sur les incidents du 1er-mai.

La demande de se transformer en commission d'enquête, votée par la commission des Lois dans la soirée avant la reprise des débats dans l'hémicycle, "sera aussitôt affichée et notifiée à la garde des Sceaux, au gouvernement et aux présidents de groupe", selon un communiqué de la présidence.

"Un premier pas" pour l'opposition

"La commission des lois pourra procéder à des auditions dans les prochains jours, sans tarder", a déclaré François de Rugy (LREM) à la presse. "Elle auditionnera sans doute dès demain", a tweeté Philippe Gosselin (LR), y voyant "un premier pas".

Pour Richard Ferrand, patron des députés LREM et proche d'Emmanuel Macron, "nul doute que toute la lumière sera faite sur ces faits qui nous ont choqués". Son homologue du MoDem, Marc Fesneau, a salué une affirmation des pouvoirs du Parlement.

Le président du groupe LR, Christian Jacob, a salué "une bonne décision", notamment car "nos services de police ont été infiltrés par des gens qui n'ont rien à y faire". Il a cependant jugé "regrettable qu'il n'y ait pas eu d'expression du Premier ministre devant l'Assemblée". "Il eut été indispensable que le gouvernement s'exprime ici, il y a deux chambres", a considéré le coprésident des députés UDI-Agir-Indépendants, Jean-Christophe Lagarde.

"C'est notre rôle que d'éclairer les Français et de faire la lumière sur ce qui s'est effectivement passé le 1er mai", a souligné la présidente du groupe socialiste Valérie Rabault. "Désormais, il importe que le Premier ministre vienne s'exprimer devant l'Assemblée nationale, comme au Sénat cet après-midi, la séance ne pouvant reprendre son cours qu'à l'issue de cette intervention", selon elle.

Motion de censure

Le leader Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qui a salué un "acte de l'Assemblée dont l'importance ne doit pas nous échapper", a estimé que "cette décision ouvre un moment nouveau". Trouvant "extraordinaire que le ministre de l'Intérieur ne vienne pas", "la décence démocratique impose qu'un ministre vienne répondre", il a proposé que les députés déposent une "motion de censure" du gouvernement, ce qui nécessiterait 58 signatures.

Satisfecit aussi du communiste Sébastien Jumel de travaux d'enquête après les révélations sur "un proche du prince pris en flagrant délit de taper sur des opposants au gouvernement".

Par ailleurs, François de Rugy (LREM) a informé les présidents de groupe que le Premier ministre "s'est engagé à transmettre au président de l'Assemblée le rapport de l'IGPN quand il sera achevé", "à la fin de la semaine prochaine", selon lui. Ce rapport sera "immédiatement transmis" à la commission des lois et aux groupes politiques.

Avec AFP

Première publication : 20/07/2018

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