Accéder au contenu principal

Alexandre Benalla placé en garde à vue et en procédure de licenciement

Emmanuel Macron accompagné par Alexandre Benalla lors d'un déplacement au salon de l'Agriculture, à Paris, en mars 2017.
Emmanuel Macron accompagné par Alexandre Benalla lors d'un déplacement au salon de l'Agriculture, à Paris, en mars 2017. Lionel Bonavanture, AFP

Accusé de violences lors de manifestations le 1er mai, ainsi que d'usurpation de fonction, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi 20 juillet. L’Élysée annonce qu'une procédure de licenciement a été engagée à son encontre.

PUBLICITÉ

Accusé de violences lors de manifestations le 1er mai, Alexandre Benalla, collaborateur d'Emmanuel Macron (chargé de mission à l'Élysée), a été placé en garde à vue vendredi 20 juillet. Juste avant cette annonce, l'Élysée avait signalé avoir engagé "la procédure de licenciement" d'Alexandre Benalla.

La garde à vue d'Alexandre Benalla a débuté vendredi matin à Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d'une vidéo le montrant frappant un manifestant le 1er mai, a annoncé le parquet de Paris.

Alexandre Benalla est visé pour des faits de violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public, d'usurpation de fonctions, de port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique et de complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection, selon la même source.

Indignation générale

L'affaire Benalla a éclaté avec la mise en ligne mercredi soir par le site du Monde d'un article reprenant la vidéo filmée le 1er mai à Paris, où un homme, identifié comme Alexandre Benalla, coiffé d'un casque à visière des forces de l'ordre, s'en prend à un jeune homme à terre. Ces images, filmées par un militant de la France insoumise, ont déclenché une indignation générale.

Emmanuel Macron, en déplacement en Dordogne, a refusé de répondre aux incessantes questions de la presse. Interpellé par un journaliste lui demandant si la République était "entachée" par cette affaire, il a laconiquement répondu : "Non, non, la République elle est inaltérable !"

C'est le porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit, qui est "monté au créneau" le premier jeudi 19 juillet au matin dans un point presse : Alexandre Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence au moment des faits, a rapidement reçu "la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Élysée", a-t-il fait valoir.

Il a été "mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire [et] démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président, [pour] punir un comportement inacceptable". C'est "un dernier avertissement avant licenciement", a souligné Bruno Roger-Petit.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué jeudi avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale, à charge pour elle de se pencher sur les règles encadrant la présence "d'observateurs" au sein des forces de l'ordre.

L'Assemblée nationale paralysée, certains dénoncent un "scandale l'État"

L'irruption de l'"affaire" Benalla, à la suite des révélations du Monde mercredi soir, a bouleversé les travaux d'une Assemblée nationale à l'agenda surchargé, où l'opposition a trouvé une tribune pour cibler une majorité embarrassée.

Les travaux sont restés au point mort vendredi, l'opposition multipliant les rappels au règlement pour demander des comptes sur ce que certains ont qualifié de "scandale l'État", appelant une explication du Premier ministre devant la représentation nationale.

Édouard Philippe leur a répondu après avoir assisté à une étape du Tour de France à Valence (Drôme), renvoyant aux questions au gouvernement de mardi "ou avant, dès lors que dans le cadre des procédures normales on me demandera de m'exprimer".

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a fait savoir que son collègue de l'Intérieur Gérard Collomb, dont le rôle dans cette affaire est l'objet de spéculations, répondrait à la commission des Lois de l'Assemblée constituée en commission d'enquête après une démarche engagée dans l'urgence jeudi soir.

Une première réunion du bureau visant à organiser le travail de cette commission n'a débouché sur aucun accord vendredi soir, a fait savoir la présidente Yaël Braun-Pivet, déplorant une "absence de sérénité". Les désaccords ont notamment porté sur la date d'audition de Gérard Collomb et sur le caractère public ou privé des auditions.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.