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WhatsApp restreint ses fonctionnalités en Inde pour limiter les "fake news"

L'Inde constitue le premier marché pour WhatsApp avec plus de 200 millions d'utilisateurs.
L'Inde constitue le premier marché pour WhatsApp avec plus de 200 millions d'utilisateurs. Arun Sankar AFP

Afin de freiner la propagation de rumeurs qui ont causé des violences meurtrières en Inde, la messagerie WhatsApp a annoncé des restrictions d'utilisation. Le pays, premier marché de l'entreprise, compte plus de 200 millions d'utilisateurs.

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La messagerie WhatsApp a annoncé, vendredi 20 juillet, limiter les transferts de messages en Inde, une mesure destinée à freiner la propagation de "fake news" qui ont causé une série de violences meurtrières dans ce pays d'Asie du Sud.

La semaine dernière, un ingénieur informatique de 27 ans, pris pour un kidnappeur; a été tué dans l'État du Karnataka, dans le sud de l'Inde, comme l'évoquait une rumeur circulant sur WhatsApp. Le défunt et ses amis avaient juste offert des chocolats à des enfants du quartier.

Au total, d'après un décompte des médias locaux, une vingtaine de personnes ont perdu la vie ces deux derniers mois dans des circonstances identiques : des rumeurs se propagent sur Internet autour de la prétendue présence de ravisseurs d'enfants.

"Sa responsabilité"

La situation connaît un tel retentissement que la société a annoncé, vendredi 20 juillet, qu'elle allait supprimer la possibilité de transférer d'un coup un message à plusieurs discussions à la fois et tester une limite de cinq transferts par message. La flèche de transfert rapide à côté de messages contenant un média (photo, vidéo, lien) sera elle aussi supprimée.

"Nous croyons que ces changements – que nous allons continuer à évaluer – vont aider à préserver le but initial de WhatsApp : une application de messagerie privée", a déclaré le groupe technologique américain dans un communiqué.

La plateforme, propriété de Facebook, a été contrainte de réagir à la suite de pressions émanant du gouvernement. New Dehli a menacé cette semaine d'engager des poursuites estimant qu'en tant que canal de communication de fausses informations elle "ne peut échapper à sa responsabilité".

Couplée à l'arrivée récente des smartphones et de l'internet mobile jusque dans les zones reculées du pays, cette frénésie fait que les rumeurs infondées se répandent comme une traînée de poudre. Découvrant tout juste ces nouvelles technologies, un pan de la population prend parfois pour argent comptant tout le contenu qui y circule.

Avec AFP

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