Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun, Paul Biya réélu pour un 7e mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

LE DÉBAT

Comores : les risques d'une crise politique

En savoir plus

FOCUS

Irak : des personnalités féminines anticonformistes en danger

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Le "Davos du désert" compromis par l'affaire Khashoggi

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Maroš Šefčovič : "Nous avons besoin d'intensifier le dialogue entre pays de l'Est et de l'Ouest"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Musique, mode, peinture : Mounia, égérie volcanique de la création

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Pas 2 Quartier

"Noise": Raconter sa ville au fil du RER

En savoir plus

Amériques

G20 Finances : Bruno Le Maire critique le diktat commercial des États-Unis

© Eitan Abramovich, AFP | Le ministre français des Finances Bruno Le Maire le 21 juillet à Buenos Aires, en marge du G20.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/07/2018

L'Union européenne ne peut envisager de négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis s'ils ne renoncent pas aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium, a déclaré samedi le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

La guerre commerciale que se livrent les grandes puissances a perduré lors du G20 : le FMI a regretté qu'elle entame la croissance mondiale, la France a appelé Washington à faire machine arrière, mais les États-Unis sont inflexibles.

Après les taxes douanières sur l'acier et l'aluminium, visant avant tout la Chine, qui ont mis le feu aux poudres, les États-Unis menacent de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l'Iran et ont promis de limiter de manière drastique leurs achats de produits chinois.

Samedi à Buenos Aires, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a ratifié cette politique controversée, critiquée y compris par des alliés des États-Unis, lors du G20 des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale.

"Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe"

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se rendra mercredi à Washington pour des pourparlers, mais pas question pour les pays européens d'accepter le diktat commercial des États-Unis.

"Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe. C'est aux États-Unis de faire un pas pour enclencher une désescalade, et arranger tout ça", a déclaré fermement à des journalistes le ministre français de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Celui-ci a également assuré qu'il n'y avait pas de désaccord entre la France et l'Allemagne sur la manière de négocier avec les États-Unis. Paris et Berlin, a-t-il ajouté, considèrent que Washington doit faire le premier pas en éliminant les droits de douane.

La veille, la chancelière allemande Angela Merkel avait assuré que l'Union européenne était "prête" à riposter à un éventuel relèvement par Washington de ses taxes sur les importations d'automobiles européennes.

La directrice du FMI, Christine Lagarde, a estimé que la guerre commerciale qui sévit depuis quelques mois pourrait réduire la croissance mondiale "de 0,5 point".

Représentant de la première puissance mondiale, Steven Mnuchin a monopolisé l'attention. Il a appelé la Chine et l'Union européenne à faire des concessions pour parvenir à une relation commerciale plus équilibrée, après les déclarations fracassantes de Donald Trump qui a traité "d'ennemis commerciaux" Pékin, Bruxelles et Moscou.

Face à la Chine, les États-Unis accusent un déficit commercial de 376 milliards de dollars en 2017 et compte le réduire. L'administration Trump a menacé d'imposer des taxes punitives sur la totalité des importations chinoises, qui représentaient 500 milliards de dollars en 2017.

Les États-Unis font cavalier seul

Pékin accuse Washington de vouloir déclencher "la pire guerre commerciale de l'histoire économique" et a réagi en imposant de nouvelles taxes sur des produits américains.

Face au cavalier seul des États-Unis, les autres pays se font les apôtres du multilatéralisme. Pour le ministre brésilien de l'Économie, Eduardo Guardia, "tout ce qui va à l'encontre du libre-échange, d'un commerce basé sur les règles, doit être résolu à travers des organisations internationales, aptes à résoudre ce type de conflit".

"Le commerce mondial ne peut pas reposer sur la loi de la jungle. L'augmentation unilatérale des tarifs, c'est la loi du plus fort, ça ne peut pas être l'avenir des relations commerciales dans le monde", a annocé le ministre français.

Pour lui, l'Europe a une carte à jouer dans ce contexte, et doit tirer partie de sa puissance économique. "Unie, assure-t-il, elle peut faire bouger les choses. Nous ne sommes pas condamnés à être écrasés entre une Chine qui ne cesse de gagner en puissance et des États-Unis qui ont décidé d'entrer dans un rapport de force avec tous les autres États de la planète".

L'Europe exige des État-unis l'exemption des surtaxes sur l'acier et l'aluminium, qui plombe son industrie sidérurgique. Elle espère que Washington épargnera son vieil allié européen, qui essuie des dégâts collatéraux, car la première puissance mondiale vise en premier lieu la Chine, numéro deux de l'économie mondiale.

Le G20 Finances planche aussi sur les risques de crise dans les pays émergents, la taxation des géants du numérique, qui sont pour l'instant peu imposés.

D'après une source proche des discussions, le communiqué final du G20 Finances diffusé dimanche après la clôture des débats devrait acter le risque pour la croissance mondiale des tensions commerciales, l'engagement à travailler sur la taxation du commerce numérique et l'encadrement des crypto actifs, afin d'éviter le blanchiment, la fraude et leur prise en main par des organisations terroristes.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 22/07/2018

  • COMMERCE

    Guerre commerciale : Trump contre le reste du monde

    En savoir plus

  • COMMERCE MONDIAL

    Nouvelle salve des États-Unis dans la guerre commerciale contre la Chine

    En savoir plus

  • COMMERCE MONDIAL

    Washington contre Pékin : la guerre commerciale commence

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)