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Révision constitutionnelle bloquée… Quand l'affaire Benalla tourne à la crise politique

La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, devant les députés le 3 juillet 2018.
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, devant les députés le 3 juillet 2018. Eric Fefferberg, AFP

Devant les remous de l'affaire Benalla qui paralyse les travaux de l'Assemblée, le gouvernement a suspendu dimanche, et jusqu'à nouvel ordre, l'examen de la révision constitutionnelle.

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Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre, a annoncé dimanche 22 juillet la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, alors que l'Assemblée est paralysée depuis plusieurs jours par l'affaire Benalla.

"Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle et souhaite que celui-ci puisse reprendre ultérieurement dans des conditions plus sereines", a indiqué la ministre. Nicole Belloubet a dit "regretter" que les travaux aient été interrompus à la suite "des révélations concernant Alexandre Benalla" alors que, selon elle, le texte constitutionnel contient des "propositions extrêmement positives pour le renforcement de notre démocratie".

Dans la foulée, le président de l'Assemblée, François de Rugy (LREM), a annoncé la levée de la séance jusqu'à lundi 16 heures, horaire prévu pour l'examen du projet de loi "Avenir professionnel". "L'agitation doit retomber et elle retombera, le travail législatif doit reprendre et il reprendra", a poursuivi le titulaire du "perchoir". Il a indiqué qu'il consulterait les présidents de groupe et le gouvernement pour organiser "les débats des deux prochaines semaines", d'ici à la fin de la session.

Depuis jeudi, les interruptions de séance, rappels au règlement et réunions en urgence ont interrompu de facto les discussions à l'Assemblée sur la révision constitutionnelle, déjà très en retard sur le calendrier initial.

Les députés ont découvert samedi au cours des débats qu'Alexandre Benalla s'était vu attribuer en juillet 2017 un badge d'accès à l'Assemblée nationale à la demande du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, ce que la présidence de l'Assemblée a confirmé dans un communiqué.

Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, est à l'origine des secousses politiques les plus violentes depuis le début du quinquennat. Il a été placé dimanche sous contrôle judiciaire.

Alors que Gérard Collomb doit être entendu lundi à l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron ne prévoit pas de s'exprimer sur cette affaire durant le week-end, rapporte-t-on à l'Élysée.

Avec AFP et Reuters

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