Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la Libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Arthur Jugnot

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Art contemporain en banlieue : "Ce qui nous intéresse, c'est la mixité du public"

En savoir plus

#ActuElles

Élections de mi-mandat aux Etats-Unis : un nombre record de femmes candidates

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le casse-tête de la frontière irlandaise

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Burn-out : les absurdités du management moderne

En savoir plus

TECH 24

Femmes dans la tech : comment briser le "clic" de verre

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La pêche, une tradition familiale au Grau-du-Roi

En savoir plus

Sports

Football : Özil quitte la sélection allemande en raison du "racisme"

© Luis Acosta, AFP | Mesut Özul après l'élimination de l'Allemagne à la Coupe du monde en Russie.

Vidéo par Léo PAICHARD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/07/2018

Dans un long message, le milieu offensif allemand évoque le racisme dont il fait l'objet pour expliquer son retrait de la Mannschaft. Le joueur d'origine turque avait été critiqué après avoir posé au côté du président Recep Tayyip Erdogan.

Il ne portera plus le maillot de l’Allemagne. Mesut Özil a annoncé, dimanche 22 juillet, qu'il quittait la Mannschaft en raison du "racisme" dont il se dit victime depuis l'élimination de la sélection allemande dès le premier tour du Mondial-2018 de football.

"C'est avec un cœur lourd et après beaucoup de réflexion que, à cause des événements récents, je ne jouerai plus pour l'Allemagne de matches internationaux aussi longtemps que je ressens du racisme et du manque de respect à mon égard", écrit le joueur d'origine turque dans un long texte publié en trois parties sur son compte Twitter.

Critiqué pour une photo prise avec le président turc Recep Tayyip Erdogan avant le Mondial, il a assuré que son geste n'avait "aucune intention politique". "Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales ne recouvrent pas qu'un seul pays. J'ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J'ai deux cœurs, un allemand et un turc", a détaillé dimanche après-midi le milieu de terrain d'Arsenal sur Twitter.

"Il ne s'agissait pas de politique ou d'élections"

Özil sort de son silence après avoir été au centre de la polémique, après la publication de ce fameux cliché sur lequel il pose aux côtés du chef de l'État turc, alors en pleine campagne électorale pour sa réélection, finalement obtenue le 24 juin.

Les relations entre l'Allemagne et la Turquie ont connu de fortes turbulences depuis le coup d'État manqué contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016. L'Allemagne s'était notamment inquiétée depuis des "purges" pratiquées dans l'armée et l'administration à la suite de ce putsch. Depuis début 2018, Berlin et Ankara travaillent à normaliser leurs relations après ces fortes tensions.

>> À lire : "Mondial-2018 : l'Allemagne humiliée, la presse internationale jubile"

Plus grande diaspora turque au monde, la communauté d'Allemagne compte 3 millions de personnes, dont 1,4 million d'électeurs pouvant voter en Turquie. "Il ne s'agissait pas de politique ou d'élections, mais de respecter la plus haute fonction du pays de ma famille", a souligné le joueur d'Arsenal.

Le cliché pris avec Erdogan avait valu au joueur de lourdes critiques, surtout après l'élimination précoce des champions du monde 2014 dès la phase de groupes en Russie. Certains observateurs l’ont accusé de manquer de loyauté envers l'Allemagne, le manager de la Mannschaft Oliver Bierhoff allant même jusqu'à affirmer "qu'il aurait fallu envisager de se passer d'Özil" pour le Mondial.

Pour Özil, c'est surtout l'absence de soutien de la Fédération allemande (DFB) qui l'a poussé à s'en aller : "Lors de ces deux derniers mois, ce qui m'a le plus peiné est le mauvais traitement que m'a infligé la DFB et son président Richard Grindel".

"Allemand quand nous gagnons, immigrant quand nous perdons"

"Alors que j'ai essayé d'expliquer à Grindel mon héritage, mes ancêtres et, par conséquent, lui faire comprendre les raisons qui m'avaient amené à prendre cette photo, il était plus intéressé par le fait de parler de ses propres positions politiques et de rabaisser mon opinion", a encore écrit Özil, qui a inscrit 23 buts en 92 sélections. "Je ne servirai plus de bouc émissaire [à Grindel] pour son incompétence et son incapacité à faire correctement son travail", a ajouté le joueur de 29 ans. Et d’ajouter : "Aux yeux de Grindel et de ses soutiens, je suis Allemand quand nous gagnons, mais je suis un immigrant quand nous perdons."

"Si un journal ou un consultant considère que je suis fautif pendant un match, ça je peux l'accepter. Mais ce que je n'accepte pas, c'est que des médias allemands aient continuellement critiqué mon double héritage et une simple photo pour expliquer la mauvaise Coupe du monde d'une équipe entière", a-t-il déploré, dénonçant une "propagande de droite".

Pour Mesut Özil, des limites qui le touchent personnellement ont été franchies, "les journaux essayant de monter la nation allemande contre moi". Selon le joueur, lui et sa famille ont reçu des menaces après la publication de la photo avec le prédisent turc.

Özil a également raillé un sponsor, sans le nommer, qui, dit-il, l'a retiré des vidéos promotionnelles pour la Coupe du Monde après l'apparition des photos avec Erdogan. "Pour eux, il n'était plus bon d'être vu avec moi et [ils] ont appelé la situation 'gestion de crise'".

Avec AFP

Première publication : 23/07/2018

  • UNE SEMAINE DANS LE MONDE

    Les Bleus champions du monde, une fierté française retrouvée

    En savoir plus

  • 7 JOURS EN FRANCE

    Football : l'excellence de la formation française

    En savoir plus

  • #METOO

    #Metoofoot : des femmes témoignent d'agressions lors des célébrations du Mondial

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)