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Affaire Benalla : Emmanuel Macron condamne des "faits inacceptables"

Emmanuel Macron, alors candidat à l'élection présidentielle, accompagné de son garde du corps Alexandre Benalla, le 26 avril 2017.
Emmanuel Macron, alors candidat à l'élection présidentielle, accompagné de son garde du corps Alexandre Benalla, le 26 avril 2017. Eric Feferberg, AFP

Emmanuel Macron est sorti de son silence dimanche et a fustigé Alexandre Benalla, son ex-homme de confiance mis en examen pour des violences en marge du 1er-Mai à Paris. Il a annoncé une réorganisation des services de l'Elysée au nom de "l'impunité".

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Emmanuel Macron a condamné dimanche 22 juillet dans la soirée des faits "inacceptables" lors d'une réunion de crise à l'Elysée, après les mises en examen de cinq hommes dont son ex-collaborateur Alexandre Benalla, à l'origine d'une crise politique qui paralyse jusqu'à l'Assemblée.

Selon le chef de l'État, "il n'y a pas eu et il n'y aura pas d'impunité", a rapporté son entourage proche, à l'issue d'une réunion qui rassemblait le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, le porte-parole du gouvernement et le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement.

La présidence de la République, qui avait mis à pied Alexandre Benalla du 4 au 19 mai et suspendu son salaire après avoir été informée le 2 mai de ses actes, a engagé vendredi une procédure de licenciement à son encontre. Elle défend un traitement "proportionné" de l'affaire, dénoncée comme "un scandale d'État" par l'opposition de droite et de gauche, qui paralyse les travaux du Parlement.

Série de dysfonctionnements à l'Elysée

Selon la même source, Emmanuel Macron a estimé qu'il y avait eu une série de dysfonctionnements à l'Élysée depuis le 1er mai et précisé qu'il avait demandé à Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence, de travailler à une réorganisation des services internes et du cabinet "pour que ça ne puisse pas se reproduire".

>> À lire : "Révision constitutionnelle bloquée… Quand l'affaire Benalla tourne à la crise politique"

Alexandre Benalla ainsi que l'employé de LREM Vincent Crase, filmé avec lui lors de la Fête du travail, ont été mis en examen notamment pour "violences en réunion". Trois policiers, déjà suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, ont également été mis en examen, notamment pour "violation du secret professionnel". Tous les cinq ont été placés sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Alors que les révélations se succèdent dans ce dossier, notamment sur les avantages accordés à l'ex-collaborateur de 26 ans (d'un logement de fonction quai Branly à un badge pour accéder à l'hémicycle du Palais Bourbon), le chef de l'État, confronté à sa plus grave crise politique depuis le début du quinquennat, était jusqu'alors resté silencieux.

Il prendra la parole quand il le jugera utile, "estimant qu'il y a une forme de décence à ne pas prendre la parole au moment où sont lancées des enquêtes", a expliqué une source proche. Le président a par ailleurs dit avoir pleine confiance dans les trois enquêtes ouvertes sur les agissements d'Alexandre Benalla - enquêtes judiciaire, parlementaire et administrative.

D'après le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a parlé au téléphone à Alexandre Benalla depuis les révélations du Monde mercredi soir. Ce dernier, censé avoir été "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président" après le 1er mai, apparaît sur plusieurs clichés récents aux côtés d’Emmanuel Macron ou du couple présidentiel, notamment le 13 juillet à Giverny (Eure).

Gérard Collomb doit s'expliquer ce lundi

Les ténors de l'opposition, Laurent Wauquiez (LR) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) en tête, sont montés au front pour demander au président "des comptes" dans cette affaire "du niveau du Watergate".

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, doit pour sa part s'expliquer ce lundi à 10H00 devant la commission des Lois de l'Assemblée, qui s'est dotée des prérogatives d'enquête. Il devra faire face aux députés de l'opposition qui l'accusent d'avoir menti jeudi dernier devant le Sénat.

Le ministre sera également mardi devant la commission d'enquête sénatoriale, qui pourrait aussi entendre mercredi le directeur de cabinet du président de la République Patrick Strzoda, selon des sources parlementaires.

Avec AFP et Reuters

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