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RD Congo : l'opposition exige une présidentielle sans Kabila

Des partisans de Jean-Pierre Bemba, lors d'un rassemblement à Kinshasa, le 8 juin.
Des partisans de Jean-Pierre Bemba, lors d'un rassemblement à Kinshasa, le 8 juin. John Wessels, AFP

L'opposition congolaise a déclaré lundi qu'elle ne boycotterait pas les élections prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo, mais elle pose ses conditions, à commencer par la non-candidature du président Joseph Kabila.

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Les élections en République démocratique du Congo doivent se faire "sans la machine à voter, sans la candidature du président (Joseph) Kabila et sans les 10 millions d'électeurs sans empreintes digitales inscrits sur les listes électorales", a affirmé, lundi 23 juillet, Ève Bazaïba, la porte-parole de Jean-Pierre Bemba, récemment acquitté par la Cour pénale internationale. Réunie le temps d'une déclaration commune, l'opposition a exigé des élections "libres, démocratiques et transparentes", qui doivent se tenir le 23 décembre.

Au total, cinq forces d'opposition réagissaient au discours du président Kabila à la Nation jeudi, au cours duquel il a confirmé la tenue des élections le 23 décembre, sans rien préciser sur son avenir politique. Va-t-il se présenter une troisième fois ? Le suspens est total, alors que le dépôt des candidatures à la présidentielle est prévu du 25 juillet au 8 août.

"Nous n'allons pas boycotter les élections"

En attendant une position claire, l'opposition se mobilise pour maintenir la pression. "Nous n'allons pas boycotter les élections, parce que nous savons depuis le début que le plan de la majorité, c'est de pousser l'opposition à boycotter les élections", a ajouté de son côté Delly Sesanga, un proche de l'opposant en exil et candidat déclaré Moïse Katumbi. Cette déclaration a été également signée par le parti historique d'opposition, Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l'Union pour la nation congolaise (UNC) de l'ancien président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, et la Dynamique de l'opposition, de l'opposant Martin Fayulu.

Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001, son deuxième mandat de cinq ans s'est achevé le 20 décembre 2016 dans un climat de violence. La Constitution lui interdit de se représenter. Un collectif des laïcs catholiques a prévu trois marches début août pour demander au président Kabila de déclarer clairement qu'il ne briguera pas un troisième mandat.

La RD Congo n'a jamais connu de passation pacifique de pouvoir depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960.

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