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Marchionne, le "sauveur" de Fiat, remplacé par le britannique Mike Manley

Mike Manley dirigeait Jeep, la poule aux œufs d'or de Fiat, avant de prendre la place de Sergio Marchionne à la tête du groupe.
Mike Manley dirigeait Jeep, la poule aux œufs d'or de Fiat, avant de prendre la place de Sergio Marchionne à la tête du groupe. Marco Bertorello, AFP

Sergio Marchionne a quitté ses fonctions de PDG de Fiat-Chrysler pour raison de santé. Un départ qui marque la fin d'une époque, d'autant plus que son remplaçant, un britannique, devient le premier patron non-italien de Fiat.

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Il avait prévu de partir en 2019, mais Sergio Marchionne a dû précipiter son départ, samedi 21 juillet, à la tête de Fiat et Ferrari pour raison de santé. Cet Italien de 66 ans cède sa place au Britannique Mike Manley, qui dirigeait jusqu'à présent la marque Jeep (propriété de Fiat).

Ce changement à la tête de l'emblématique constructeur automobile italien marque un tournant à plus d'un titre. C'est la première fois qu'un non-Italien prend la direction de Fiat depuis la création de la Fabbrica Italiana Automobil Torino (F.I.A.T) en 1899 par la famille Agnelli. C'est aussi la fin du règne controversé de Sergio Marchionne qui a sauvé le groupe de la faillite, mais a été accusé de détruire "l'âme" de la marque.

À son arrivée à la tête du groupe, en 2004, sa mission première est de sortir Fiat du rouge. En fin financier, il y parvient en moins d'un an, pour le plus grand plaisir des investisseurs. Mais ses méthodes socialement brutales pour réduire les coûts lui valent rapidement le surnom de "bulldozer".

La Jeep aux œufs d'or

Sergio Marchionne est habité par une idée fixe : vendre davantage de voitures à l'international. Cette priorité affichée tout au long de son règne lui vaudra le ressentiment d'une partie des Italiens qui lui reprochent d'avoir sacrifié le marché local historiquement très important.

L'alliance avec Chrysler, en 2009, est symbolique de cette internationalisation de Fiat. Elle permet aussi à Sergio Marchionne de mettre la main sur la marque Jeep, qui va devenir la poule aux œufs d'or du groupe (responsable de 70 % des profits actuels de Fiat-Chrysler).

C'est au sein de Jeep que le Britannique Mike Manley va se faire remarquer. Cet ingénieur, qui prend les rênes du constructeur américain en 2009, réussit à redresser les comptes en quelques années de manière spectaculaire. Sous sa direction, le constructeur est passé de 337 000 véhicules vendus en 2008 à près de 1,4 million en 2017, et vise 1,9 million en 2018.

Sergio Marchionne n'a pas seulement remis les clefs de l'emblématique marque turinoise à un non-Italien, il a surtout cédé sa place à quelqu'un qui, comme lui, a démontré sa capacité à générer des profits. Mike Manley a d'ailleurs annoncé qu'il comptait continuer sur la lancée de son prédécesseur.

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